XIII. — P. LXXIX
Il ignore cet art de souder une béante à la place d'une tache, il n'a jamais pu rappeler l'inspiration sur une œuvre refroidie.
Voici encore une contravention de l'auteur aux lois cromwell. 40
de Despréaux. Ce n'est pas sa faute s'il ne se soumet point aux articles : Vingt fois sur le métier y etc., Polissez-le sans cesse, etc. Nul n'est responsable de ses infirmités ou de ses impuissances. Du reste, nous serons toujours les premiers à rendre hommage à ce Nicolas Boileau, à ce rare et excellent esprit, à ce janséniste de notre poésie. Ce n'est pas sa faute, à lui non plus, si les professeurs de rhétorique l'ont affublé du sobriquet ridicule de Législateur du Parnasse. Il n'en peut mais.
Certes, si l'on examinait comme code le remarquable poème de Boileau, on y trouverait d'étranges choses. Que dire, par exemple, du reproche qu'il adresse à un poète de ce qu'il
Fait parler ses bergers comme on parle au village.
Faut-il donc les faire parler comme on parle à la cour? Voilà les bergers d'opéra devenus types. Disons encore que Boileau n'a pas compris les deux seuls poètes originaux de son temps : Molière et la Fontaine. Il dit de l'un:
C'est par là que Molière illustrant ses écrits, Peut-être de son art eut remporté le prix.
Il ne daigna pas mentionner l'autre. Il est vrai que Molière et la Fontaine ne savaient ni corriger ni polir.