ACTE I, SCÈNE IX. 1 2 î
L'échafaud de Capell n'est pas si vermoulu Qu'il ne supporte encore un billot pour ta tète !
lord ormond, à part.
Il croit marcher au trône, et son gibet s'apprête !
Une pause.
LE GÉNÉRAL LAMBERT, à part.
Allons ! c'en est donc fait... me voilà compromis ! Ils m'ont choisi pour chef ! — Pourquoi l'ai-je permis ?. . . Ah ! n'importe ! avançons. — Ma crainte est ridicule; Et sait-on où l'on va, d'ailleurs, quand on recule? Parlons,—
Il croise les bras sur sa poitrine et lève les yeux au ciel. Les puritains prennent leur attitude d'extase et de prières. Les cavaliers sont assis à table; les jeunes boivent joyeusement. Ormond , Willis, Davenant et Jenkins paraissent seuls écouter la harangue de Lambert.
Pieux amis ! il nous est parvenu, Que, nonobstant ce peuple et son droit méconnu, Un homme, qui se dit protecteur d'Angleterre, Veut s'arroger des rois le titre héréditaire. C'est pourquoi nous venons à vous, vous demandant S'il convient de punir cet orgueil impudent ; Et si vous entendez, vengeant par votre épée Notre antique franchise abolie, usurpée, Porter l'arrêt de mort, sans merci ni pardon, Contre Olivier Cromwell, du comté d'Huntingdon, Écuyer ?
tous, excepté Carr et Harrison.
Oui, qu'il meure !