ACTE II, SCÈNE V
Après?
THURLOE.
Le duc d'Holstein ait Protecteur envoie Huit chevaux gris frisons.
Après ?
THURLOE.
Afin qu'on voie Que s'il reçut Robert, il en est désolé; Le grand-duc de Toscane, à qui Blake a parlé, Vous donne en sequins d'or la charge de vingt mules.
Après ?
thurloe, passant à un autre parchemin auquel pend un sceau attaché à une tresse de soie verte. Les clercs d'Oxford, qui furent vos émules, Vous nomment chancelier de l'Université.
Présentant le parchemin au Protecteur.
C'est le diplôme.
Après ?
thurloe, cherchant dans les papiers, Ah!... Sa Sérénité Le czar de Moscovie implore par supplique De votre bienveillance une marque publique.
Après ?
thurloe, tenant un billet, et avec un accent d'inquiétude.
Mylord ! mylord ! on m'avertit sous main Qu'on doit assassiner Votre Altesse demain.
Après ?
THURLOE.
Tout est tramé par les chefs militaires Unis aux cavaliers...
cromwell, V interrompant avec impatience.
Après ?
THURLOE.
Sur ces mystères Ne voulez-vous donc pas, mylord, plus de détail ?
C'est quelque fable encor ! — Terminons ce travail. — Après?
thurloe, continuant.
Le maréchal des diètes de Pologne...
cromwell, l'interrompant de nouveau.
N'est-il donc pas venu des lettres de Cologne ?
thurloe, cherchant dans les dépêches.
Si vraiment! mais rien qu'une.
Et de qui?
THURLOE.
De Manning, Votre agent près de Charle.
Hé, donne!
il prend la lettre et rompt précipitamment le cachet.
Elle est du cinq !
Que tous ces messagers sont lents ! vingt jours de date !
Il lit la lettre, et s'écrie en lisant:
Ah ! monsieur Davenant ! — la ruse est délicate!... —
La nuit ! . .—on éteignit tous les flambeaux ! . .—Comment
Capitulerait-on mieux avec un serment ?
Il faut être papiste ! Ha ! le loyal message
Caché dans son chapeau !... — Précaution fort sage !
Mais je suis curieux. — Thurloe, fais savoir
A monsieur Davenant que je voudrais le voir.
Il loge à la Syrène, auprès du pont de Londre. —
Thurloe sort pour exécuter cet ordre.
Voyons qui de nous deux sa ruse va confondre. Malveillants! mais dans l'ombre où se cachent vos pas,