Elic de Pompadour, évcquc d'Alct, puis de Viviers
84 CRONiaUE MARTINIANE
ung des getis de Monseigneur le hailly d'Evreux^. Quant à ce que par les premières desdictes lectres niescrive:(^ qu'il n'est ja besoing de vous envoyer encores le mandement adressant au séneschal de Rouergue touclmnt les nobles qui n'ont voulu obiyry Monseigneur y je le vous ay pieça envoyé, mais il semble bien au roy que vostre opinion est bonne de ne mettre point pour le présent h mandement à exécution, tout considéré. Et pour ceste cause vous a esté envoyé pour le retarder ou avancer, ainsyque verre^ estre à faire. Le roy est très content des diligences que vous ave:^ fait et faicles, tant pour l'avancement des gens d'armes que des autres choses dont il vous a chargé. J'ai espérance. Monseigneur, au plaisir de Dieu, que vous y gouvernere:(^ telletnent que ce sera au ùroffit du roy et à vostre honneur. Et je y ay bonne espérance, veu inesmement ce que vous escrive:(j que ave:(^ sceu par le bailly de Gcvauldam que toutes les choses sont bien disposas pour besongner à l'intencion du roy.
Quant à ce que m'ave^ escript touchant le payement de Monseigneur le bailly d'Evreux pour ce quartier le roy a ordonné que leur payement leur soit avancé comptant pour cedit quartier, quifinera le derrenier jour de juing, et que les dit:^ gens d!arnies ayent point à attendre leur payement de leur assignation. Je l'ay dit au trésorier des guerres, ainsy que h roy l'a commandé, affin qu'il avance incontinent ledit payement. Et en faveur de vous, affin que les gens qui sont souki^ vous vivent en justice et ne facent chose dont il viengne plainte, fay tenu la main tant qu'il m'a esté possible de faire avancer ledit payement, qui n'est pas chose acoiistumée. Et aussi. Monseigneur, vous deve:^ bi^n advertir uumdit seigneur le bailly d'Evreux * et le bailly de Chaunwnt ^, ausquel:^ pour l'honneur de vous l'en le fait pour ceste fois : et qu'il;;^ ne le tirent pas à conséquence, car qui vouldroit doresnavani payer les gens d'armes qui sont assigne:(^sur les pays de l'argent comptant de la guerre, tout l'argent s'en yroit et n'y auroit
1. Robert de Flocqucs, dit Floquet, seigneur de Floqucs et d'Avrcchicr, bailli d'Evreux, capitaine d'Amiens.