‹ Cronique martinianeChapitre 3 sur 159 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les compilations historiques en langue française obtinrent, dès la fin du xW siècle, un grand succès: de nombreux manuscrits, des inventaires attestent ce goût non seulement chez les nobles, mais encore parmi la bourgeoisie et les clercs. Après la découverte de l'imprimerie, on songea donc de bonne heure à multiplier des exemplaires qui devaient, à un prix beaucoup moins élevé que les manuscrits, trouver un grand nombre de lecteurs ; dès 1477 le libraire Pasquier-Bonhomme éditait à Paris l'ensemble des Grandes Chroniques de France rédigées à Saint-Denis ^.

La fin du xv^ siècle et le début du xvi*' virent donc naître toute une série de publications de ce genre : sous le titre de Chroniques de France, Grandes Chroniques de Fraftce, Mer des Croniqties, continuations diverses de Froissart, de Monstrelet 2, parmi les chroniques locales comme

1. A. Molinicr, Les Sources de l'Histoire de FrancCy \\° 3099. Ce texte a été réimprimé par Vérard en 1493. — Voici une trace du succès de ces Chroniques dans le privilège, pour 2 ans, accordé à Guillaume Eustace, le 26 août 15 14 « lesquelles pour les bonnes doctrines et exemplaires qui y sont contenuz plusieurs gens, tant de nostrc royaulme que estrangers, ont appelé à les veoir et recouvrer tellement que pour le présent ne s'en treuve à vendre » Bihl. Kat.

Res. L — .

2. Mémoire sur la vie et les Chroniques d'Enguerraud de Monstrelet par M. Dacier (1775) dans Mémoires de l' Académie des Inscript ionSj t. XLIII, p. 5 56-562 ; sur des continuations de cette chronique jusqu'au règne de François I'% cf. M. de Foncemagnc, Mémoires de V Académie des Inscript ions, t. XVI, p. 237-252 ;

xvii, 579.

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