Lire Ambroise de Lorè
2. Sur la rencontre de Saint-Ceneri-le-Gcrei, arr. Âlençon, Orne, voir la not» très complète de C. Favre. Le Jouvenccl de Jean de Bueîl, t. I, xxxiij-XLiij, II, 285-287. — Joubert. Documents inédits pour servir à l'histoire de la Guerre de Cent Ans dans le Maine de 1424 à 1452. Mamcrs, 1889, in-8° et S. Luce. Le Maine sous la domination anglaise dans La France pendant la Guerre de Cent Ans, première série.
3. Ce chapitre est une copie presque textuelle de Monstrelet, 1. II, § 163 : Comment le seigneur de Willehé et Mathago, anglois, mirent siège devant Saint Sellerin. Et comment les François, et depuis yceulx Anglois, furent rués jus et desconfis. La phrase finale nous fournit cette variante peu importante : « Et y mourut de leur partie ung chevalier nommé Artus, et Mathago fut prins, et le bastard de Sallebery s'enfuyt. Et furent mors CCCC Angloys, ou plus, et demourèrcnt lesditz Françoys maistres et victorieux. »
4. Copie textuelle de Monstreîet, 1. II, § 164 : Comment la Hire prist maltcieusement le seigneur d'Auffemont. — Variante initiale : Texte de Monstreîet, V, 105 : Durant ces tribulations, La Hire... ; texte de Vèrard : En ladicte année la Hyre. — Sur l'exercice du droit de marque, voyez la note i, p. 76, de notre Guillaume de Flavy.
CRONiaUE MARTINI ANE 23
Comment La Hyre et Pothon de Snincte Treille défirent les Angloys devant Oerberoy * (f, 280*),
Comment la ville de Saint Denys en France fut prinse par les Françoys sur les Angloys ^ (f. 28i),
En ladicte année les Françoys prindrent la ville de Saint Denys en
1. n, France, tant de force comme d*emblée. Et estoient en nombre douze
cens combatans ou environ. Desquelz estoient les principaulx
1. Copie textuelle de Monstrelet, 1. II, § 172. — Variante initiale, Moiistrelet, V, 118 : Item durant le temps dessusdit le duc de Bcthfort estant à Rouen, sachant la prise de ladicte ville de Rue, laquelle comme il lui fut remonstré pouvoit porter trop grant préjudice aux pays ; texte de Vérard : Uan mil CCCC XXXV le duc de Bethfort estant à Rouen fut adverty de la prinse de Rue, laquelle povoit porter grant préjudice, etc.
Neufchastel de Nicourt, Monstrelet, V, 119, devient dans Vérard, Neuf Chastel d'Azincourt, f*» 280*.
La fin de ce paragraphe est écourtée. — Cette rencontre de Gcrbcroy eut lieu dans la première semaine de mai 1435. Cf. sur Jean Fitz Allan, comte d'Arundel, qui y trouva la mort, la note très complète d*A. Tuetcy. Journal d*un Bourgeois de Paris, p. 305. Le frère de La Hire fut laissé à Gerberoy comme capitaine. Arcb. coin, de Beauvais, £E 6, n^ S.
2. Note extrêmement brève, mais certainement tirée de Monstrelet, 1. II, § 178 : Comment les Anglais assiégèrent la ville de Saint Denis en France, laquelle enfin leur fu rendue. C'est ainsi que les noms des capitaines français sont donnés dans le même ordre. On remarquera l'interpolation originale, au profit d'Antoine de Chabannes, qui n'est pas nommé par Monstrelet. Jacques de Chabannes avait, le 31 juin 1435, avec sa compagnie, $urpris et occupé peu de temps la ville de Saint-Denis. Histoire de la Maison de Cb., supplément, p. 153. .
24 CRONiaUE MARTINIAKB
Anthoyne de Chabannes^ messire Jehan Fouquault, messire Loys de Vaulcourt, messire Regnault de Saint Jehan et autres capitaines : lesquelz mirent à mort aucuns Angloys estans dedans ladiae ville. De laquelle prinse les Parisiens furent fort esbahys.
Comment Pothon et La Hyre furent deffaitz près une viUe nommée Bonnay^ sur la rivière de Helly, par les Bourguignons * (f, 28 î).
Le traictié cCArras (f. 28 î).
[1435 ] En ladicte année, le tocj jour de septembre, fut fait le
traictié entre le roy de France et le duc de Bourgongne en la ville d'Arras. Et fut fait ledit traictié au prouffit du roy et du royaulme et à l'honneur du duc de Bourgongne *.
En ladicte année le mareschal de Ryeulx ' et Charles Des Marestz ^ prindrent la ville de Dieppe et plusieurs autres places en Normandie.
1. Copie textuelle, mais assez fortement abrégée vers la fin, de Monstrelet, 1. II, § 184 : Comment durant le temps du parlement d'Arras La Hire et Poihon vinrent courir et fourer le pays du duc de Bourgongne.
2. Réflexion originale du Chroniqueur. — La minute raturée du traité d*Arras est aux archives de la Côte-d'Or, B 11901, avec des documents annexes qui manquent à l'histoire de Bourgogne de Dom Plancher. Il conviendrait d'étudier à nouveau ces documents.
3. La note sur Pierre de Rieux est copiée presque textuellement sur Monstrelet, V, 199-200 ; sur le rôle du maréchal de Rieux cf. Arcb. Nat., X^ 24 dans P. Champion. Guillautfie de Flavy, p. 214.
4. Cf. sur ce personnage la notice de A. Hellot. Les Cronicques de Normendie (1223-145 3). Rouen, 1881, in-8", p. 258-274.
xxvni
Comment Antkoyne de Chahannes, Pothon de Saincte Treille et autres capitaines prindrent plusieurs villes et forteresses en la du^hié de Normandie * (f, 281),
Comment La Hyre et Pothon de Saincte Treille furent desconfiz par les Angloys auprès de Rouen ^ (f, 281').
1. Tout ce chapitre suit de très près, ou reproduit textuellement, Monstrelet, 1. II, § 193 : Comment les François coururent et piîlièrent les pays du duc de Bourgogne après la paix d'Aras et comment le Marescbal de Rieu prinst villes et forteresces en Normandie sur les Anglois. Nous noterons Tinterpolation suivant sur le rôle d'Antoine de Chabannes au texte de Monstrelet, V, 201 :
Icelluy an vindrent les Françoys audit lieu de Dieppe et au pays d'environ, accompaignez de trois à qyatre mil combatans, soubz la condu3rte de Anthoyne de Chabannes, Blanchefort, Pothon le Bourguignon, Pierre Regnault, Jehan d'Estouteville, Robert, son frère, le seigneur de Monstereul Bellay et ung capitaine de communes, lequel se nommoit Kyremmer, à tout bien quatre mille paysans du pays de Normandie, qui se allya
avec ledit Anthoyne de Chabannes et autres capitaines.
Et quant toutes les compaignies furent rassemblées, etc.
L'interpolatenr abrège fortement la fin du § de Monstrelet. II place la veille de Noël le siège d*Harfleur, sans tenir compte du siège de Fécamp, qui est antérieur. — Uhistoire du pirate Hannequin Lyon est tirée de Monstrelet, 1. 11^ 5 203 ; la note sur la prise de Boissons, par La Hire, de Monstrelet, 1. II, § 209. — Sur Antoine de Chabannes, dans le pays de Caux^ cf. Hist, de la Maison de Cb., Supplément, p. 204.
2. Copie presque textuelle de Monstrelet, 1. II, § 212 : Comment La Hire, Pothon et pluiseurs aviltres capitaines du roy de France cuidèrent avoir la cité de Rouen, et comment il:^ furent assaillis et desconfis des Anglois qui les sousprirent en leur logis, La fin de ce chapitre est abrégée.
26 CRONiaUE MARTINIANE
Comment Chasteau Landon, Nemours et Montereau fault Yonne furent prins, où estaient messire Jaques de Cha àanes^ et Pothon de Saincte Treille "^{f. 281").
Comment La Hyre 3 fut prins dedans Beauvais en jouant à la paulme par le seigneur de Auffbmont * (f. 281*).
i. Jacques de Chabannes était rhomme de Charles I*' duc de Bourbon. Il devait faire partie de la conspiration, élaborée au mois de mai 1437 ^ Angers, et dont le but éuit d'enlever Charles d* Anjou. Son rôle particulier était de faire alliance avec Rodrigue de Villandrando, qui devait joindre ses routiers à ceux de Chabannes. Le roi, averti à temps, rappela le bâtard de Bourbon et Jacques de Chabannes pour les incorporer à une armée rassemblée en vue de la conquête du Gâtinais; il bannit Rodrigue. C'est ainsi que Jacques prit Château-Landon et Nemours et vint retrouver Charles VII à Montereau-fault'Yonne. Cf. Chronique d'Adrien h But, éd. Keryyn de Lettenhove, 1. 1, p. 254 (Chron, de Vbist. de Belgique).
2. Rédaction très abrégée mais suivant fidèlement Monstrelet, 1. II. 5 215. Variante initiale : L'an mil CCCC xxxxij le connestable de France, le conte de Perdricie (lisez Perdriac), le bastard d'Orléans, etc.
5. La nouvelle de la prise de La Hirc arriva à Beauvais le 4 août. Arcb,, C9m. de Beauvais y BB, 6, fol. 15. Charles VII dut rendre le château de Clermont à OfFémont pour la rançon de La Hire. Voir la lettre, avec signature autographe du seigneur d'Offémont^ au sujet de cet enlèvement, adressée à la ville de Beauvais. Arcb. com. de Beauvais, EE 6.
4. Copie textuelle de Monstrelet, 1. II, § 218 : Comment U seigneur d'Offèmont prinst la Hire prisonnier où il jouoit à la palme en la cité de Beauvais, Variante initiale : Icelluy an le seigneur d'Auffemont, qui n'avoit point encores oublié la maulvaise compaignie que la Hyre luy avoit faicte, etc.
Variantes du texte de Vèrard, Perrinet de Salle Noire; Monstrelet, V, 298. Pierrot de Salenoire. — Vèrard. Non obstant \\z furent ammenez jusques au cliasteau de Moy et de là au pont de Meulenc ; Monstrelet, et de là à Merlau.
La fin du chapitre abrège quelques phrases.
CRONiaUE MARTINIANE 27
Comment Anthoyne de Chahannes et Blanchefort furent appelles àapitaines des escorcheurs * (f, 282),
I. Copie textuelle de Monstrelet^ I. II, § 222 : Comment pîuiseurs capitaines français, à tout grant nombre de gens de guerre qu'on appelle escorcheurs, vindrent où pays de Haynau. Variante initiale de Vèrard. Audit an mil CCCC XXXXij se départirent des frontières de Normandie plusieurs capitaines, etc. Cf. Monstrelet, V. 316. — Vérard, Et puis après se tirèrent vers Mouy ; Monstrelet, V, 317. Et puis après se tirèrent vers Bray.
La fin du chapitre est abrégée et présente une rédaction moins fidèle.
Sur la formation de ces compagnies voir le livre d'A. Tuetey. Les Bcorcbeurs sous Charles VII, épisodes de l'histoire de la France au XV* siècle, d'après des documents inédits. Montbéliard, 1874, 2 vol. in-S**.
Qn les rencontre pour la première fois peu de temps après la publication du traité d*Arras (octobre 1435) : elles terminent leur carrière en r444, lors de l'expédition du Dauphin contre les Suisses. Le nom d*Ecorcbeur est d'origine populaire : l'explication en est donnée par Thomas Basin. Il ne se rencontre pas dans les documents de chancellerie, sauf dans le pays de Laon en 1437 > les pays du bord du Rhin ont conservé le nom à* Armagnac, dont Monstrelet constate la disparition vers 1437. ^^ns le Barrois nous avons relevé le terme de « Rotes ».
Au témoignage de Jean Chartier, les Ecorcheurs venaient des garnisons de Champagne, licenciés par Richemont après le traité d'Arras, et leurs chefs furent Guy et Alexandre de Bourbon, Antoine de Chabannes, Gautier de Brusac, Blanchefort, .Floquet, les bâtards Chapelle et d'Armagnac ; selon Monstrelet, dont le récit est reproduit par le rédacteur de la Cronique Martiniane, ils venaient de la Normandie, où ils ne trouvaient plus à vivre. Leur itinéraire est donné par le Vimeu, le Ponthieu, Doullens, Orville, Bray, Cappy, Lihons-en-Santerre ; de là par le Cambrésis et Solesmes (Nord, arr. Cambrai). De ce lieu une partie seulement marche sur Qjiesnoy-le- Vicomte. Rien de plus complexe que la formation des Ecorcheurs. Il parait difficile de ne pas assimiler un Poton de Saintrailles, un La Hire, un Flavy à leurs procédés. Joachim Rouault, maréchal de France sous Louis XI, fit partie de l'Ecorcherie. Un document qualifie Louis de Bueil, l'amiral, de capitaine général des Ecorcheurs. Les conséquences sociales de l'Ecorcherie furent considérables. Ils furent l'occasion de la réforme militaire qui établit l'organisation d'une armée permanente ; d'autre part il est vraisemblable de voir dans leurs débris un type de l'organisation des classes dangereuses du xv* siècle.
Les travaux de M. Tuetey sont aujourd'hui à compléter par le travail de Fréminville, Les Ecorcheurs en Bourgogne (1435-144$), Etude sur les Compagnies Franches au XV* siècle, Dijon, 1888^ in-8'' ; les matériaux tirés par Mossmann des archives de Colmar, Revue d'Alsace, IV (1875) et du Cartulaire de Mulhouse, t. III, (1884); Its Basler Chroniken, IV ; la chronique de Burchard Zink, d'Augsbourg, dans Chroniken der deutschen Stoedte, V ; l'introduction de C. Favre au Jouvencel de Jean de Bueil.
Comment les escorcheurs furent devers les Allemaignes et comment le conte de Vaudemont * print la ville de Mirecourt « (/*. 282').
S'ensuyvent unes lettres escriptes par Monseigneur de Bout-bon à Anthoyne de Chabannes, Et unes autres lettres du duc de Lorraine, et comment ledit de Chabannes quitta la ville de Yezelise ^ (f, 282),
[439, janvier a.] De par le duc de Bourbonnoys et d'Auvergne, conte de
Cleremont et de Foix « et seigneur de Beaujeu.
Nostre amé et féal. Vous sçave:^^ comme au parteinent que f cistes de Monseigneur le roy vous chargeasmes expressément que,
1. Les Ecorcheurs intervinrent dans la guerre de Bar, appelés par le comte de Vaudemont qui opérait avec Forte-Epice. Dès le 24 nov. 1435, Richemont devait prendre sous sa garde les terres du chapitre de Verdun. Cette mesure était dirigée contre Jean Blanchefort, Gautier de Brusac, le bâtard de la Trémoille, Guillaume de Lestrac, Pierre d'Âugy, Jacques de Chabannes et le bâtard de Bourbon. Bibl. Nat., Moreau, 249, p. 230. Pierre d'Augy fut Êiit prisonnier de Richemont, le 23 juillet 1439 seulement. Ibid. Moreau, 250, p. 150.
2. Reproduction presque textuelle de Monstrelet, 1. II, § 226 : Comment la guerre se resmeut entre la duché de Bar et la contée de Waudemont,
Le texte de Vérard donne la singulière faute de barons pour Barrois dans la copie de Monstrelet, V, 337 : Meurent guerre aux Lorrains et aux barons — et avec ce commencèrent hostaiges pour emmenèrent, Monstrelet, V, 338.
Quelques passages abrégés.
3. Cet acte est reproduit partiellement dans Duplessis, Vie de Jacques et Antoine de Chabannes, p. 21 et complètement dans Preuves de la Maison de Chabannes, II, p. lo-ii. Nous donnons en note les variantes de l'original, BibK Nat. 2913, f'*92.
a. Fourez, la lecture de Vérard est donc tout à fait fautive. — b, Sauez. —
CRONiaUE MARTINIANE 29
ùour quelque ^ chose que peust advenir ^y vous ne vo^ gens n'entrissie:(^ * ne portissie^ f àommaige ^ es terres et seigneuries de très hault et très puissant prince^ nostre très cJner et très honnori * seigneur et frère, le roy de Cecille \ en ses dtiche:!^ de Bar et de Lorraine, ne autre part. Et depuis ce Monseigneur le roy et aussi nous, car on nous avoit rapporté pour certain que au ^ service du conte de Vaudethont vous estie:(^ mis et faisie:^ guerre ouverte et grans domniaiges es terres et seigneuries de mondit seigneur et frère en sesdictes duche:^^ de Bar et de Lorraim, feustnes très fnal contens ^ : et à bon droit vous mandasmes très expressément que cessassies^ de faire ladicte guerre et vous tirassie:(^ hors des terres et seigneuries de nostredit seigneur et frère, sans y plus porter dommaige. Et encores de rechief ^, par le poursuyvant que ave:^^ envoyé par deçà, vous avons escript, mandé et défendu pareillement et expressément. Mais, ce nonobstant, les gouverneurs dudit beau frère en sesdictes duche:;^ *" nous ont rescript " et fait sçavoir que vous parcevere^ ° tousjours de pis en pis ^ à faire lesdictes guerres et dommaiges, dont nous smjimes desplaisant et mal content de vous plus que de autres, attendu ^ que estes nostre nourry ^ et serviteur et vous sçave:i^ * la vraye amour, affinité, proximité de lignaige et alliance '• que ledit beau frère et nous avons ensemble, si que ne povons souffrir ne endurer le dommaige de sesdictes terres néant plus que des nostres propres. Et pour ceste cause rescrivons et renvoyons par devers vous et devers les autres capitaines ** de la compaignie Beaujeu, nostre serviteur, hérault ", porteur de cestes, chargé de vous dire bien à plain * nostre voulenté sur ceste matière. Si vous mandons et commandons et néantmoins prions et requérons sur tant que vous ame:^ que, incontinent, vous et va^ gens vous tirez, hors des pays et seigneuries dudit beau frère le roy de Cecille *
c. quelconque. — d. auenir. — e. ne cutressiez. — /. portessiez. — g, domage. *— b, honnoure. — i, Sicile. — /. ou. — k. contenu — /. rechiez. — m, duchiez. — n, escript. — 0. parceveres. — p, piz en piz. — q, actendu. — r. norry. — s, sauez. — /. aliance. — «. cappitaincs. — v, Beaujeu le herault nostre serviteur» — w, applaiUé — .v» Sicile.
30 CRONiaUE MARTINIANE
et ^ de sesdictes duche^ < de Lorraim et Bar et autres, sans y plus entrer ne porter dofntnaige. Et ce que flî/eç fait faites réparer le mienlx que possible sera et aussi faictes vostre povoir par devers les autres capitaines ^ que pareillement le facent ainsi et par la manière que plus à plain * vous dira ledit Beaujeu, lequel vueilhi sur ce croire et faire ce qiiil vous dira de par nous, sans aller au contraire, sur tant que vous douke{ à cotirrousser et encourir nostre indignation ^. Et nostre Seigneur vous ait en sa garde* Escript à nostre chastel de Molins, le .ij. ^ jour de janvier. Ainsi signé. Charles. Et de la main duquel estoit escript au dessoubz dudit seing : Anthoyne, faictes ce que vous sçave:;^ et le me mande:(^par Beaujeu* Et gardei que ny faille:^. Escript de ma main *. Et au dessoubz signé : de Bar, secrétaire dudit seigneur A Et à la rescriptîon d'icelle : A nostre ami et féal escuyer d'escuyrie ^ Anthoyne * de Chabannes, capitaine * de gens d'armes et de traict.
Comment Anthoyne de Chabannes feist ce que le duc de Bourbon luy manda * (/". 283),
1439, janvier i6. Régné, par la grâce de Dieu roy de Jlierusalem et de Cecille,
duc d! Anjou, de Bar et de Lorraine, marquis du Pont. Sçavoir faisons à tous que, comme par certain appointement fait par no:^ gouverneurs avecques Anthoyne de Chabannes, fehan de La
y. omet et. — :;;. duchicz. — a. cappitaincs. — h. applain. — c, indignacion. — d, second. — e. Anthoc fait, ce q. vo. sauz et niade p. biaujeu et gardz q. ny faillez. escpt. de ma main. — /. omet secrétaire etc. — g, escueric. — b, Antoine. — /. cappitaine.