INTRODUCTION V
traducteur du xv* siècle, Sébastien Mamerot et sous la forme où nous l'a transmise le texte de Vérard ^
Nous dirons donc quelques mots de ce personnage avant d'énumérer rapidement les parties de la compilation latine qu'il traduisit en français en 1458.
Sébastien Mamerot, originaire de Soissons-, suivit la carrière ecclésiastique. Sur les ordres de Louis de Laval ^, qui fut gouverneur de Dauphiné et de Champagne, il fit en 1458 une traduction française de la Chronique Martinienne ^ : Mamerot se donne à cette date comme Vhtimble clerc de Louis de Laval, gouverneur du Dauphiné ^. En 1466, à Troyes, il traduisit la fabuleuse histoire de Romulion et dédiait cet ouvrage à son protecteur, gouverneur de Champagne pour le roi Louis XI : Mamerot déclare à cette date être son « chappelain et serviteur domestique ». Il tant retenir que l'auteur se vante d'avoir donné cette traduction « sans y adjouster ne diminuer, sinon en tant qu'il m'a semblé nécessaire à la seule décoration du langaige françois et par espécial du vray Soissonois » ®,
Avant le Romulion Sébastien Mamerot avait également pour son maître donné la traduction de Valère Maxime '^.
1. Pour permettre au lecteur de saisir la composition et rordonnance générale de ce texte nous avons jugé bon d'en transcrire les tables dans la description bibliographique de la Martintane. On trouvera ces documents à la suite de la présente introduction, ainsi que la préface du « translateur » Mamerot.
2. Il se donne comme tel. Un Jacques Mamerot était commis à recevoir l'aide en la ville de Boissons en 1428, Bihl. Nat,, fr. 4484 f. 10.
3. Sur ce personnage cf. Lebeuf, Mémoires de V Académie des Inscriptions, XX, et P. Paris, Les Manuscrits de la Bihliotbèqtœ du Roi, III, 65-72.
4. Bihl. Nat. fr. 6560 et 9684, ce dernier ms. incomplet des derniers folios ; M. Linglois a signalé un autre ms. à Rome, Vatican (Regina, 1898), Notices et extraits des Manuscrits, XXXIII, 2, 238-239; uu autre ms. à Toulouse, n. 453.
$. On trouvera le texte de cette dédicace dans la description bibliographique,
p. LXI.
6. Sur le très beau ms. Bihl. Nat., fr. 364, exécuté en 15 16 pour l'amiral Louis Malet de Graville, cf. Paulin Paris, Les Manuscrits françois de la Bibliothèque du Roi, III, 6$-68 ; un autre ms. aux armes de Diane de Poitiers, Bihl, Nat. fr. 365-367, a fait l'objet d'une notice du même érudit, op. cit., III, 71-72.