SCENE X
LOUISE, oSCAR, par le fond.
oscar, è part.
le vais ému comme si j’allai* près de la femme d'un autre. Le métier de voleur est un métier plein d'émotion ! Allons, du courage! (£ouitÿnanf.) Voyons si elln m'égratignera ! [Uiguirant sa cour ; haut.) Louise, êtes-vous là?
Oui.
OSCAR
Votre main pour mo guider.
LOUISE
Ma main? non, monsieur.
oscar, à pari.
Ello refuse? très-bien... nais quYst-co queçaprouvel Les femmes refusent toujours au » ommem einont.
LOUISE
Monsieur, si j’ai consenti à vous recevoir, ce n’est pas pour... oscar, prêt de la table à droue, tâtonnant.
Pour que je mo russe lo cou, n’osl-co pas? jo ne suis pas orienté... (Il renverse lécritoire. ) Tenez, jo viens do renverser un ecritoiro. (A part.) El j ai des gants tout frais. (5on gauidroii à les doigts tout noirs , haut.) Louise, votre main, votre main blanche.
LOUISE
Je vous défends d’approchur.
0 *c\n, en tâtonnant, trouve eur la table le couteau à papier dont le manche est en argent et la lame d'ivoire, il le prend el à part.
Ce couteau b papi'-r. quelje idée ! (Haut.) Louise, no soyez pas impitoyable, jo n’ai plus la tête à moi ci je suis uriné.
Louise, t avançant.
6 CROQUE
Armé T
oscar , présente te manche du couteau.
Vous pouvez vous en convaincre.
Louise, talonnant, touche le manche.
Ah 1 mou Dieu ! qu’est-ce que c’est?
OSCAR
Un poignard !
Louise, à part.
Gui! c’est le désespoir qui ramène.
OSCAR
Louise, si cotte heure quo vous daignez me consacrer n’est pas une heure de bonheur, je mo Irùle la cerv... je tue poignarde ! (A part.) Quo va-l-otlo dire?
LOUISE
Mais, monsieur, je ne suis plus libre, j’ai un mari .. Un mari... que j'ai épousé...
oscar, jouant la colère.
Au,a "' P**' 1 '’ celle rircons-
louisi, eicmietu pour le calmer.
Oui, fou, mf« bien... par force. (SH, paut A droit. .) • oscar , à part.
C eit flatteur! (Haut, parlant <Lns le vide.) Mais vous ne l'aimez pas r... vous vous taisez? diles-moi que vous n'aimez tus votre mari. M
i.ouise, à pari.
I! est capable de se tuer. Quelle position !
OSCAR
Vous gardez le silence! Louise, la puintede mon poignard est sur mon cœur. ( Il fait le signe.) ^ e
louisr, vivement.
Eh bien, non, je ne l’aime pas!
oscar, se retoumasü eiuemenl.
Diles-moi que vous le détestez.
LOUISE, vivement.
Oui, oui, je le déteste.
oscar, A part, contrarié.
Oh! ( Haut , jouant F amour.) Ah î répétez-moi ce mot si doux.
LOUISE
lo le déteste.
oscar, à part.
J’avais bien entendu. (Haut.) Alors, permottez-moi de vous prondre la main.
louus, à part.
Au fait c’est si peo, et pour m’en débarru5:cr bien vile. (Haut.) El vous partirez? (Elle lui (end la mots».)
Oscar, prend sa main ; à part.
Quelle horreur! (Haut.) Maintenant sur cette maiu, un baiser.
LOUISE
Oh! non,
V ous roulez donc quo je meure !
LOUISE
C’osl aussi trop exiger.
, . oscar, avec éclat.
tous le voulez!
LOUISE
Mo quitterez-vous, après?
OSCAR
Oui. (Il baise sa mai n, à part.) Quille infamie! (Haut.) Oui, Louise, je vous quitterai après.... après vous avoir pressée sur mou cœur. (Il veul la prôner contre sa poitrine.)
LOUISE
Monsieur !
oscar, à part.
Oh ! elle ne m’égratignera pas. [Haut.) Louise, refuserez-vous h votre Ernest ce que vous lui accordiez autrefois? (A part.) C’est hardi, ça ! et sa réponse peut m’asphyxier.
LOUISE
Monsieur, tous perdez la raison. Oubliez-vous qu'il ne vous est jamais arrive d'être aussi téméraire ?
oscar, à part.
Ah ! quo ça me fait de bien ! ah ! que c’est doux 1 c'est du miel du Narbonne. ,
Vous ne icporidçz pas, monsieur?
• Oaoar, Looisa.
' l,uui»c, lhc«r.