SCÈNE XIII
THÉRÈSON, FANNY.
fanny, accourant. — Qu'as-tu donc, ma bonne? Qu'est-il arrivé? Les chaises renversées! cette fumée... Le feu serait-il ici?
thérèson. — Si vous saviez l'assaut que je viens de soutenir!
fanny. — Où est mon père ?
thérèson. — lia filé quand il a vu ce qu'il allait en revenir; et bien lui en a pris.
fanny. — Mais que s'est-il passé? Parle, explique-toi !
THÉsison. — Nous ne pouvons pus rester ici, nous ne sommes plus chez nous.
ïanny. — Je ne te comprends pas.
thiîrèso*. — Si vous saviez, mademoiselle...
FAMV'Y. — QU0i?
tiikrèsox, se levant. — On vientd'enlrerici, malgré moi, malgré votre père, malgré tout le monde.
fa»y. — Qui donc?
thérèso:v. — Des compatriotes, mademoiselle, des compatriotes!
fw>'y. — N'est-ce que cela?
tiiérèson. — N'est-ce donc point assez?
fahwy. — Je respire.
thérèso>\ — Il n'y a pas au monde de Dénu comparable.
fanhy. — En vérité?
thérèson, relevant les chaises. — Vous ne les trouvez pas atroces?
fanny, souriant. — Non.
thérèso:v. — Que vous êtes bien l'enfant de la maman! taillée sur le même patron!... Rien ne l'aurait émue... Ah ! bon Dieu !
fasny. — Que t'arrive-t-il encore ?
thérèso>. — N'avez-vous rien entendu?
fan.yy. — Une porte, je crois, que l'on vient d'ouvrir.
thkréso>\ — C'en est encore un ! Mademoiselle,
LF.S COMPATRIOTES. 149
ne m'abandonnez pas, je vous en prie, ne m'abandonnez pas. C'en est encore un!