DEMI-DOUZAINE DE COMPATRIOTES
MERMÉs.—Un moment! je l'amène de la société.
liAVENAZE. — Encore loi? MERMÈs.— J'ai pris, mon cher, la liberté d'amener quelques amis.
LAVEifAZE. — Messieurs, certainement...
MBRMÉs. — Voici d*abord le fiis Tartal, que j'ai l'honneur de te présenter, M. Bretèclie, M. Gazan, M. Barlhez, M. d'Hastoul et M. Mazas, tous gens de notre pays, les amis de nos amis.
LÀTENAZE. — Enchanté, messieurs, de faire votre connaissance.
THÉRÈsoN, à part. — Il y a bien de quoi !
MERMÉs. — je les ai rencontrés comme ils descendaient de diligence; j'ai eu toutes les peines du monde à les décider à venir, ils ne voulaient pas. « Ma roi, leur ai-je dit, je ne vous lâche pas; on nous attend aujourd'hui à dîner, le flis Tartat et moi; quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre. Vous serez bien reçus, et nous nous amuserons; qui sait si demain nous serons encore de ce monde!» Ils se sont rendus à mon raisonnement, et les voilà.
THÉRÉsoif, bas à Lavenaze. — Dites-leur que vous dînez en ville.
LAVENAZE, has à Thérèson, — Que veux -tu! si effectivement je me suis engagé...
MBRMÈs.—Voyons, messieurs, faites donc comme chez vous, ne vous gênez pas.
LAVENAZE.— Pardon, messieurs, je suls]à vous. Thérèson, va conduira Fanny chez sa tante, je reste avec ces messieurs.
THÉRÉsoif . — Lui diral-je que vous allez venir?
LAVENAZE. — Couduis iDB fille cbez sa tante, et reviens après.
TH^RÉsoN, à paW.— Prends garde de le perdre!
FANNY. — Adieu, papa.
LAVENAZE. — Adieu, mon enfant. {A, Jules).
Restez, mon cher, restez.