PRET
démon par de violentes apostrophes, Per PES LS ROTe
dés avec plus d'habileté, en digne élève 2e brahmanes
LS
et des prêtres d'Esculape. jan UD OU se
A Athènes, il délivra un jeune possédé « ‘en |chassant le,
A Cnide, il guérit l'amoureux de la Vénus qui, pale” ‘et es décharné, ne prenant presqu' aucune nourriture, consu- mait ses jours au ne de la statue. Le maître lui pa in ‘main sur le cœur : «e Tu ne l'aimes plus », lui dit- il
Re |
l'amour aussitôt s éteignit.… “En Egypte, les habitants dun village pourchassaient depuis dix mois le fantôme d'un satyre qui, disaient-ils,
avait déjà tué deux femmes. Il les réunit tous au bord d'un abreuvoir, jeta du vin dans l'eau, et invita solennellement le Satyre à venir y boire. Personne :ne vint,
mais les villageois émery eillés virent le vin. disparaître
était devenu inoffensif et le montra endormi dans une grotte en défendant qu'on lui fit du mal : le village désormais fut en repos. Cette scène, de suggestion collecti-
ve avait été bien agencée et, on le voit, supérieurement
jouée. ee
À Corinthe, un de ses disciples préférés, Ménippe, vint un malin très pâle aux leçons de l'école. Le maître lui dit: « Jeune homme, tu réchauffes un serpent, un serpent te réchauffe. À quand les noces ? ». Hs allèrent tous aux noces.de Ménippe et de Meroe, et Apollonius s'assit à côté des fiancés. Aussitôt, la vaisselle d’ or, les plats où
tot cur es plus où: moins d' Alone 2 ne ne * différaient pas sensiblement de celles, qu 'exerçaient | j prôtres de son époque. il présentait me ses. procé-
RARES dr : ÿ
AR
pet a peu. Le thaumaturge déclara alors que le Satyre F |
ee mn
us 1. à son 1 étonnante” ue. he, S Patfirmer : comme un lumineux foyer d'attraction spirituelle. AR Ensuite, la sug ggestibilité profonde d’un groupe de dis- Je
\ ciples, par l'intermédiaire duquel prenait or sa légènde. ; RARES Re CURE UE ot Ur
Ces deux conditions provoquaient elles-mêmes mn troie
sième, J'auto-suggestion des masses.
Nous avons long uement étudié la première, qui est es | EAN) Re
sentielle. | ù A RD in
Il nous reste à montrer brièvement les deux autres,
qui en sont presque les conséquences inévitables. -Apollonius eut deux groupes successifs de disciples. Le premier qu'il réunit à Antioche et qui se dispersa à à
son départ pour l'Inde, ne nous intéresse pas. Le second est celui qui se joignit à lui durant ses voyages à travers le monde. C'est celui-là qui créa, pose et entretint sa légende,
Le noyau de cette troupe de fidèles fut, ainsi que nous l’avons signalé plus haut, Damis. Ce jeune Assyrien était d'une telle suggestibilité qu'à elle seule la renommée naissante, du thaumaturge avait réussi à déclancher chez lui l’auto-suggestion et à l’amener de son propre gré à se ranger à ses côtés. S'il en fallait une autre démonstration, elle nous serait donnée par un fait significatif que conte Philostrate. À Ninive, Apollonius, qui voulait probablement sonder le degré de suggestibilité de son disciple, lui fit part d’un songe qu'il venait d'avoir. Il avait rêvé que des poissons, jetés vivants sur un rivage, demandaient secours à un dauphin. Le thaumaturge, selon son habitude, déclamait cette histoire du ton le plus tragique. À peine l’avait-il finie que Damis.était à ses pieds, pleurant, poussant des cris inarticulés, comme si luimême avait été le jouet de la vision. Or, cette identification totale et spontanée de l’état d'esprit du sujet à l’état d'esprit de l'opérateur est la caractéristique même de la suggestibilité.
Après Damis, le disciple préféré du maître était Ménippe, dont nous avons conté plus haut l’édifiante aventure. Un certain Démétrius, philosophe cynique, qu'il connut à Rome, mais sur lequel Philostrate ne nous donne guère de renseignements, complète le trio.
Autour de ces trois personnages gravitaient de nom-
breux disciples dont nous ne savons pour ainsi dire rien,