CONCLUSIONS
Nous avons cherché, dans ce travail, à montrer, en prenant pour exemple la thaumaturgie en général, Apollonius de Tyane, en particulier, le rôle de la suggestion dans la croyance, en entendant par ce mot l'adhésion à
ue affirmations qui ne comportent pas de démons- :
tration rigoureuse, C'est, en effet, dans l'action des thauus LL ce Pôle apparaît le plus clairement.
1. Toute croyance comprend un point de départ, représentation mentale ou jugement quelconque, et un travail d'élaboration à partir de ce point de départ.
1° Nous avons donc étudié d’abord comment le point de départ d’une croyance s’imposait à l'esprit.
a) [peut être imposé artificiellement par suggestion provoquée. Dans ce cas, la condition essentielle est l’état de suggestibilité du sujet, qui existe souvent à l’état normal, qui existe surtout dans des états anormaux, hypnose ou somnambulisme. Les pratiques de suggestion provoquée ont été de tout temps connues des thaumaturges. Elles ont pour effet de déclancher chez le sujet une courte auto-suggestion qui entraîne la croyance. \
b) Le point de départ de la croyance peut être : emprunté par le sujet lui-même soit à un, foyer d'idées ex-
térieur à lui, soit dans son propre fonds mental,
cr Dans les des cas, ce point de départ n° arrive à bon. 25 cher une auto- suggestion que par son affinité avec les M
tendances subconscientes du sujet. Par tendances sub-
conscientes, nous entendons les liens de la : race, de Vhé- < rédité, du milieu social où il : se développe, des tres. DAOPE EX
bides qu ‘il a pu contracter. D ee CM Re LAN MA
A De Nous avons ensuite étudié le trail d'élaboration de Fe Ja CT oyance et montré qu'il comprenait deux phénomè- à. "Lines, lun subconscient. d’ auto-suggestion, d'autre cons- :
cient de critique et d'auto-critique. ne
Suivant les degrés de ce mélange à auto-suggéstion. cer de vérification critique, nous arrivons aux “trois attitu-
des que peut présenter l'esprit. en face d'une représenta-
tion mentale : le pticiens, la croyance, le fanatisme.
AL: Nous on ces : principes à l étide d’Apollonius de Tyane, voulant surtout montrer que, sil fut *
un M ae émérite, il fut lui-même un auto-
subrestionmé.. 5 Er 4
1° Nous l'avons d’ abord situé dans son époqué placé ru
dans son milieu. |
»°/Nous avons ensuite essayé de démèler ce qui forme le fond même de sa personnalité, © ’est-à-dire ses tendances subconscientes, régies par deux influences prépondérantes mais contraires, sa race d’une part, son mysticisme de l’autre. Co |
3° Après avoir montré comment les doctrines de Pythagore répondaient intimement aux tendances d'Apollonius, il nous a. été facile d'expliquer pourquoi, à leur contact, se déclancha l’auto-suggestion sous l'empire de
laquelle se déroula dorénavant sa vie,