‹ Croyances et légendes du moyen âge;Chapitre 117 sur 251 · LE JUGEMENT DERNIER DEVIENT L^ESPÉRANGE DES AME · texte numérisé non relu

LE JUGEMENT DERNIER DEVIENT L^ESPÉRANGE DES AME

La croyance qu'après notre mort nos actions seront jugé< par Dieu, qui appréciera, avec la plus sévère équité, mérite et le démérite des actions, a fait comparer cet examc terrible de la vie de Thorame à un pèsement, dans lequel Divinité, armée d'une balance, compare le poids de nos verti et de nos crimes. Cette image, représentation si naturel et si exacte du dogme consolant de la rémunération futur passa du langage dans les idées ; Fart s'en empara, et achei d'accréditer l'opinion d*un pèsement des âmes, pris à lettre. L'erreur, au reste, n'était ni nouvelle, ni particulic au moyen âge ; dès la plus haute antiquité, nous en retrouvoi des preuves écrites ou figurées. Winckelmann a publié ui patène étrusque en bronze', sur laquelle on voit Mercu assis, coiflé du pétase, pesant avec une balance deux tr petites figures d'hommes placées dans les bassins ; ell désignent sans doute Achille et Memnon^. Quintus < Smyrne a rappelé le môme mythe dans son poème. Seul ment, chez lui, ce n'est plus Mercure, mais la Discorde q tient la balance, et trouve les plateaux en équilibre *. No trouvons, dans Homère ^ et dans Virgile *, des allusioi à la môme idée. En Egypte, la psychostasie jouait un r» important. Anubis et Horus pesaient aussi les âmes dan&

1. Tomo VI du Attisée Réveil, école espagnole, à la suite do l'école italienne.

2. Monuments antiques inédits, II, 34. Cette patène, connue sous le nov7j patène de Jcnkins, est un miroir mystique.

3. Miliin, Peinture antique, 1. 1, p. 391, pi. 19. Passer!, Pitture etrusca^ t. J pi. 262-63.

Page 1