‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 45 sur 77 · Sergestes armatus Krôyer · texte numérisé non relu

Sergestes armatus Krôyer

1855. Sergestes armatus, H. KRôyEr {1855}, p. 10. [Mastigopus].

1859. — — H. Krôver (1859), p. 260, pl. mr, fig. 6, a-e. [Mastigopus]. 1888. — — ? Bare (1888), p. 401, pl. Lxxtmr, fig. 1. [Mastigopus].

1806. — incertus, H. J. HANseN (1896), p. 962. [Adulte].

1806. Sergestes armatus, H. J. HANSEN {1806}, p. 966. [Mastigopus|]. 1014. — — G. Izuic (1914), p. 370. [Mastigopus|]. 1920. . — — O. Sunp (1920), p. 23, fig. 30-41. [Adulte et Mastigopus].

Campagne de 1887 : Stn. 148 (28 juillet),surface ; 21" 30-22" 30.Mer des Sargasses. Chalut de surface. Cinq petits Mastigopus.

Campagne de 1894 : Stn. 430 (6 juillet), surface ; 22" 20-23, Ouest du Maroc septentrional. Chalut de surface. Un Mastigopus.

Campagne de 1904 : Stn. 1797 (26 août), profondeur 0-2000". Entre les Canaries et les Acores. Filet Richard à grande ouverture. Un grand Mastigopus. — Stn. 1844 (7 septembre), profondeur 0o-1500". Au sud de Pico. Filet Richard à grande ouverture. Un Mastigopus à demi développé.

Campagne de 1905 : Stn. 2058 (2 août), profondeur o-500". Ouest des Canaries. Filet Richard à grande ouverture. Un Mastigopus à demi développé. — Stn. 2269 (14 septembre), profondeur 0-3000". Entre les Açores et le Banc Gorringe. Filet Richard à grande ouverture. Un beau spécimen femelle.

Campagne de 1910 : Stn. 3036 (7 septembre), profondeur 0-4740". Sud-ouest du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Une jeune femelle.

Campagne de 1911 : Stn. 3107 (7 août), profondeur o-4000". Sud de Madère. Filet Bourée en vitesse. Deux femelles.

Campagne de 1912 : Stn. 3202 (5 août), profondeur o-3000". Entre Madère et la Fosse de Monaco. Filet Bourée en vitesse. Une femelle et un spécimen immature. — Stn. 3205 (6 août), profondeur 0-3000". Est de la Fosse de Monaco. Filet Bourée en vitesse. Une grande femelle.

A. Spécimens adultes.

(PL. x, fig. 62-6k)

Le corps de cette espèce de taille moyenne est assez robuste et chitinisé normalement. Carapace avec la moitié postérieure assez comprimée, surtout dans les grands spécimens; sillon gastro-hépatique bien développé, profond sur les côtés ; sillon cervical absent. Rostre (fig. 6°) modérément long, un peu ascendant, les deux bords sont soudainement courbés au milieu en sens inverse, de facon à former par leur réunion un angle très aigu ; la moitié distale du bord supérieur est toutefois nettement plus concave que l’inférieure. Épines supraorbitales et hépatiques assez petites.

Yeux assez petits, vus d'en dessus et dirigés en avant légèrement plus longs que larges et un peu plus larges que l’extrémîté des pédoncules oculaires ; l’article distal de ceux-ci s'élargit quelque peu depuis la base jusqu’à l’œil, et son bord interne est considérablement, l’externe seulement un peu plus long que l'œil ; une petite saillie est visible au bord interne près de l'œil. Vu latéralement (fig. 6?) le bord supérieur du pédoncule est assez convexe.

de 196

Les pédoncules antennulaires (fig. 6*) assez grêles ; premier article un peu plus de deux fois aussi long que large, avec la majeure partie du bord externe assez concave, et ce bord est seulement aussi long que le bord interne du second article, lequel est nettement plus court que le troisième ; le second article, bien qu’assez grêle, est visiblement plus épais que le grêle troisième article. Flagelle inférieur chez la femelle (fg.6*) court, visiblement plus court que la portion épaissie du flagelle supérieur, et mesurant seulement un peu plus du quart du troisième article pédonculaire, avec environ sept articles. Flagelle inférieur chez le mâle beaucoup plus long que chez la femelle et même un peu plus de moitié aussi long que le troisième article pédonculaire, avec onze articles (fig. 6°); le pédoncule de l'organe préhenseur est assez court, avec le premier articie environ deux fois aussi long que le second ; le processus du troisième article est modérément court, dirigé un peu en haut, épais à la base, avec le bord antérieur (inférieur) en partie convexe et près de lui une unique épine, s’atténuant fortement du milieu à l'extrémité ; son épine terminale est environ trois fois aussi longue que le processus, forte, assez courbe, atteignant presque l’extrémité du septième article ; quatrième article aussi long que le pédoncule plus son processus du troisième article, modérément grêle, avec le bord supérieur fortement concave et sa moitié proximale armée de quelques soies, tandis que la moitié distale montre une curieuse striation le long du bord supérieur. Ecaille antennaire (fig. 6°) dépassant fortement le milieu du troisième article antennulaire, un peu moins de cinq fois aussi longue que large ; le bord externe est presque droit à peu près jusqu'à l’extrémité et sa portion distale légèrement convexe ; l'écaille s'atténue jusqu'à sa très étroite extrémité, où son bord terminal réel est à peine indiqué; la partie la plus distale du bord interne est un peu courbée en dehors de facon à se raccorder à la dent usuelle, qui est forte et constitue l'extrémité de l’écaille.

Troisièmes maxillipèdes un peu plus courts ou un peu plus longs que le corps ; la forme et la longueur relative du méropodite, du carpe et du propodite comme chez S. vigilax, mais le propodite est plus étroit, indivis, entre 3 et 2.5 fois aussi long que le dactyle; cet article terminal (fig. 6%) consiste en quatre segments, les deux proximaux presque égaux, le troisième moitié ou même moins de moitié aussi long que le quatrième, lequel est seulement un peu plus court que le premier ; le dactyle a seulement 13 ou 14 épines sur son bord inférieur, l’épine terminale très longue et robuste non comprise, et seulement deux épines sur le troisième segment.

Première patte mesurant quelque peu ou un peu plus du cinquième du troisième maxillipède; l’armature de l’ischion et la longueur relative du carpe et du propodite comme chez S. vigilax. Seconde et troisième pattes dans l’ensemble comme chez S. vigilax ; les pinces des deux paires semblables, bien développées, avec les deux doigts assez longs et la brosse habituelle de soies ; on peut remarquer que la troisième paire mesure un peu moins de la moitié du troisième maxillipède. Quatrième paire n'ayant pas tout à fait les deux tiérs de la troisième. Cinquième

paire moitié de la quatriètne ; méropodite beaucoup plus long que l’ischiôn (fig. 6°) lequel est aussi 16ng que le carpe et le propodite réunis ; ces deux courts articles sont subégaux ‘en longueur, et dépourvus de soies sur le bord supérieur.

Exopodite dés üropodes (fig. 6") entre 5 et 4.5 fois aussi long que large; là partie glabre occupe un tiers, où fréquemtment un peu moins du bord ‘externe, êt on ne trouve aucune dent marginalé à son extrémité. Telson arrondi près de l'extrémité, laquelle porte une paire de minuscules épines, et le très court intervalle entre elles est émarginé ; 1l n’y a pas d’autres épines.

Branchies, dans l’ensemble, comme chez S. vigilax. Seconde branchie au-dessus de la troisième patte représentée par une assez petite lamelle ; branchie antérieure au-dessus de la quatrième patte un peü plus courte que la précédente, tandis que la postérieure mesure environ en hauteur les quatre Cinquièmes de l’antérieure.

Le petasma (fig. 68-6') èst extrêmement caractéristique. Il appartient au même type que chez S. vigilax, mais avec ün ‘aspect plus particulier. La lame externe {(lam) avec le processus unciné (pu) sont si semblables à ceux de S. vigilax qu'aucune description n'est nécessaire. La partié médiane est très large et assez courte, en ce que les lobes internes naissent près de l'insertion de la partie adhésive. Le processus basal {pb} est très grand, subquadrangulaire, avec l’angle interne distal saillant sous forme d’une protubérance arrondie assez courte. Lé processus ventral {pÿ] presque comme chez S. igilax, petit, assez court et très grêle excepté soû épaisse partie proximale, dirigée ên avant, faiblemént courbée et avec l'extrémité obtuse. Le lobe armé f/a) est de longueur très modérée, fortement courbé en dehors et muni sur sa face postérieure et interne, à la base, d’une épaisse et courte protubérance arrondie comme une sôrte de brañche secondaire ; presque toute la surface postérieure et interne, êt une grande partie de la surface externe de cette protubérance sont armées avec un grand nombre de minuscules crochets, tandis que la branche principale possèdé, sur sa face antérieure, (fig. 6) une série longitudinale de crochets, tous de taillé moyenne sauf le plus distal qui est très grand. Le lobe connectif {/c), vu frontalement, (fig. 6') est subglobulaire et de grandeur moyenne, avec plusieurs crochets de bonne taille épars sur la surface, tandis que, vu par l'arrière, une partie de ce lobe est masquée, et la surface porté plusieurs crochets assez petits. Le lobe terminal {/f) est assez épais, très long, et se projette en avant parallèlement à l’axe dé là partie médiane, mais un peu plus de son tiers distal est un peu moins épais ét faiblement courbé en dehors ; il à environ cinq grands crochets, distribués sur la partie distale de sa face interne. Le lobe ineérme {li} se projette verticalement en dedäns à la base du lobe terminal ; il est de longueur moyenne,et extrêmement large à son extrémité oblique et presque tronquée. La partie adhésive (a) est assez étroite à là base, elle a une protubérance triangulaire sur le bord frontal, et du côté dû bord interne, elle est très élargie, sous forme d’un grand lobe saillant en arrière, le bord interne étant en conséquence long.

L'aire génitale fémelle (fig. 6*) est simple, assez semblable à celle de S. vigilax,

Page 1