Sergestes Edwardsi Krôyer
1855. Sergestes Edwardsii, H. Krôyer (1855), p. 28. [Adulte].
1855. — oculatus, H. KrôÜYEr (1855), p. 28. [Mastigopus].
1850. — Edwardsii, H. Krôyer (1850), p. 246, 277, 284, 285, pl. 1v, fig. 0, a-k. [Adulte].
1850. — oculatus, H. KrôyEr (1859), p. 243, 277, 284-85, pl. in, fig. 5, a-f. [Mastigopus].
1850. — . brachyorrhos, H. Krôüver (1650), p.272, 281, 284-85, pl. v, fig. 13, a-b. [Jeune Mastigopus]. 1888. — Edwardsi, SP. BATE (1868), p. 403, pl. Lxxur, fig. 2. [au moins en partie].
1888. — oculatus, SP. BATE (1888), p. 406, pl. Lxxiv, fig. 1 [en partie].
1896. — Edwardsii, H. J. Hansen (1696), p. 961 et 963. [Adulte et Mastigopus].
1914. — Edwardsii, G. Izuic (1914), p. 363 [en partie], fig. 25.
Campagne de 1887 : Stn. 139 (22 juillet), surface ; 22"15-23"15. Mer des Sargasses. Chalut de surface. Deux Mastigopus mutilés.
Comme la collection de Monaco ne contient que ces larves, la description suivante des adultes, des spécimens immatures et des stades Mastigopus sera basée sur des spécimens du Musée de Copenhague, provenant de l’Atlantique tropical.
A. Spécimens adultes.
(PI. x1, fig. 1a-18)
Cette petite espèce est semblable à S. vigilax comme aspect général. Le rostre (fig. 1*) est plus court que celui de cette espèce et différent comme forme ; vu de côté, il est presque triangulaire avec la partie distale un peu acuminée, en ce que les deux bords, supérieur et inférieur, sont un peu concaves sur cette partie, rendant l'extrémité très aiguë. Sillons, épines supraorbitales et hépatiques comme chez S. vigilax.
Les yeux, les pédoncules antennulaires et les écailles antennaires sont si semblables à ceux de S. vigilax que la description et les figures de ces parties peuvent s'appliquer à S. Edwardsi, sauf pour le troisième article antennulaire, qui est distinctement plus long que le bord interne du second article, et à peine, ou très légèrement plus court que le premier article. Le flagelle antennulaire inférieur, comme longueur dans les deux sexes, est comme celui de S. vigilax, mais chez le mâle (fig. 1°) 1l est plus massif que chez cette dernière espèce ; le pédoncule et le processus du troisième article sont épais ; le quatrième article avec sa moitié proximale aussi haute que longue, très épaisse par conséquent, la courbure du bord supérieur au delà de la moitié proximale très profonde, et le quart distal de l’article avec le bord supérieur très convexe. Ce quart n’a cependant guère plus de la moitié de l’épaisseur de la moitié proximale de l’article, avant son extrémité ; sur le spécimen figuré le flagelle a seulement huit articles, les quatre proximaux ensemble aussi longs que les quatre distaux combinés, et la forte épine de l'extrémité du processus supérieur atteignant presque l'extrémité du sixième article.
Troisièmes maxillipèdes mesurant plus des trois quarts du corps, et seulement un peu plus d’une fois et demie les troisièmes pattes ; carpe (comp. fig. 1", faite d'après un grand spécimen immature) un peu moins que 1.5 fois aussi long que le méropodite, très épaissi et ayant sa largeur maxima avant le milieu, mais assez large encore à l'extrémité; propodite et dactyle réunis un peu plus longs que la somme du méropodite et du carpe, très aplatis bien que modérément étroits ; propodite beaucoup moins de deux fois aussi long que le dactyle, divisé par une articulation secondaire, avec quelques rares épines très longues sur la face externe et, ensemble avec un certain nombre de petites épines, sur le bord inférieur. Dactyle (fig. 1°) divisé en six segments, le premier nettement plus court que le second, tandis que les quatre segments distaux sont subégaux, chacun d’eux étant seulement moitié aussi long que le segment proximal ; en réalité, le dactyle est divisé à l’origine en quatre segments, mais chacun des deux distaux se redivise en deux ; le dactyle se termine par deux très longues et robustes épines, subégales ou différant quelque peu en longueur, et son bord inférieur porte un grand nombre d'épines, 39 sur le dactyle figuré, très différentes de taille, l’épine de l’angle distal du second segment extrêmement longue, sur le premier et le quatrième longues ou très longues, tandis qu'une assez longue épine se trouve avant le milieu du premier segment, au milieu du second et à l'extrémité du troisième ; de plus, une longue ou très longue épine se voit sur la face externe près de l’angle supérieur distal du premier et du second segment, et une épine beaucoup plus courte à la place correspondante du quatrième segment.
Premières pattes mesurant légèrement plus du tiers des troisièmes maxillipèdes et tout à fait semblables à celles de S. vigilax comme longueur relative des deux articles distaux, des processus ischiatiques, etc. Seconde, troisième et quatrième
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pattes aussi comme chez S. vigilax, sauf que la troisième paire mesure considérablement plus de la moitié des troisièmes maxillipèdes. Cinquième paire mesurant environ la moitié de la quatrième et un peu plus développée que chez S. vigilax ;; méropodite à peine double du carpe, lequel est un peu plus long que le propodite ; les deux articlés distaux sont dépourvus de soies sur leur bord supérieur.
Exopodite des uropodes légèrement plus de cinq fois aussi long que large, et son bord externe frangé de soies complètement jusqu'à la base. Telson comme chez S. vigilax, sauf que les deux épines terminales sont tout à fait petites.
Les branchies diffèrent à peine de celles de S. vigilax. Lie petasma (fig. 1%-1°) appartient au même type que ceux de S. vipilax et de S. armatus, mais en diffère par quelques détails importants. La lame externe /lam) est longue, un peu moins dè deux fois aussi longue que large, saillante postérieurement en un triangle môdérément oblong, tandis que la partie antéro-externe se projetté, en dehors principalement, en un large et court lobe ; en conséquence, le bord externe est très long, concave en outre au milieu et convexe antérieurement ; le processus unciné pu) est presque rudimentaire, assez oblong, avec l'extrémité largement arrondie et sans incision subterminale. La partie médiane, très large et assez courte, est dans l’ensemble comme chez S: vigilax. Le processus basal {pb} est extrêmement grand, beaucoup plus large que long, avec le long bord interne très oblique ét quelque peu concave, tandis que la partie arrondie antéro-intérieure est quelque peu saillänte en dedans. Le processus ventral (pv)'est presque rudimentaire, consistant en un processus tout à fait petit, arrondi distalement, deux fois aussi long que large environ et dirigé en avant. Le lobe armé (Ja) est assez long, dirigé eñ avant et quelque peu en dehors ; sa majeure partie distale est modérément grêle, avec un très grand crochet à l'extrémité et trois petits crochets sur le bord interne ; la part proximale plus courte de ce lobe est épaisse et montre sur la face interne, et principalement sur là postérieure (fig. 1°) une sorte de branché secondaire en forme de protubérance de grandeur moyenne, armée sur la face postérieure awec un grand nombre de minuscules crochets. Le lobe connectif {/c) est assez court mais extrêmement épais, et sa portion distale externe est quelque peu saillante en avant et en dehors ; cette partie saillante, et un peu plus, est armée sur sa face postérieure avec un bon nombre de petits Crochets, tandis que sept ou huit très grands crochets sont irrégulièrement distribués sur le long bord oblique terminal du lobe, et sur ses surfaces antérieure et postérieure. Le lobe terminal //{) est assez court mais large, avec une incision sur sa très large extrémité (fig. 1) de sorte que le lobe est, à l'extrémité, divisé en une antérieure et uñe courte branche postérieure, la dernière avec un simple crochet terminal, la première avec quelques crochets à l'extrémité et en outre, sur la face antérieure, (fig. 1f, quelques crochets de moyenne taille. Le lobe inerme {/) est très long, dirigé en avant et un peu en dedans, épais à la base, atténué vers le milieu, tandis que sa moitié distale-est en forme de boudin avec l'extrémité assez largement arrondie ;
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les, crochets font défaut. La partie adhésive a une base très modérément large, une protubérance arrondie assez courte sur son bord frontal, et, près du bord interne, elle est très élargie postérieurement, de sorte que le bord interne en est assez long.
L'’aire génitale femelle (fig. 1£) est simple. L'opercule est long, avec lé bord postérieur émarginé au milieu ; l'aire derrière l’opercule est convexe antérieurement, avec un sillon médian, et une protubérance transverse près de chaque processus coxal ; chaque coxa est fortement excavé du côté interne, et le processus postéro-interne est grand, assez long et large, courbé, avec l'extrémité aiguë.
Rien n’est connu quant à la couleur.
Longueur d’une grande femelle adulte 21.3", son troisième maxillipède mesure 15.8"%, la première patte 5.5", la troisième 10.277, la quatrième He UE la cinquième 2.6", Le plus grand mâle a 17.57", sa troisième patte 7.57% (les troisièmes maxillipèdes manquent). | | |
B. Spécimens immatures.
(PI. xx, fig. 1h-ri)
Deux spécimens femelles ont respectivement 14 et 15"%. Surtout chez le plus petit spécimen, le rostre est distinctement plus allongé que chez les adultes, et les yeux sont moins épais, proportionnellement, à la partie distale de leurs pédoncules. La figure 1" représente le troisième maxillipède gauche, la fig. 1 la partie distale de cet appendice sur le plus grand spécimen ; en les comparant avec la fig. 1°, on voit que plusieurs des longues et très longues épines sont plus longues que chez l’adulte, tandis qu'on trouve seulement 31 épines sur le bord inférieur du dactyle.