‹ CrustacésChapitre 16 sur 53 · V… LT À · texte numérisé non relu

V… LT À

[er] PSI

LES GELASIMES.

(GeLasimus. Latr. — Uca. Leach.)

(Planche 18, fig. 1.)

Les yeux terminent leurs pédicules, en manière de petite tête (‘). Le troisième article de leurs pieds-mächoires extérieurs est en carré transversal (”). Le dernier segment de la queue des mâles est presque demi circulaire (*); celle des femelles est presque orbiculaire. (")

Les antennes latérales sont proportionnellement plus longues et plus grêles que les mêmes des ocypodes. L'une des serres, tantôt la droite, tantôt la gauche, ce qui varie dans les individus de la même espèce, est ordinairement beaucoup plus grande que l’autre; les doigts de la petite sont souvent en forme de spatule ou de cuiller. L'animal ferme l'entrée de son terrier, qu'il établit près des rivages de la mer ou dans des lieux aquatiques, avec sa plus grande pince. Ces terriers sont cylindriques, obliques , très profonds, très rapprochés les uns des autres, mais ordinairement habités par un seul individu. L’usage où sont ces crustacés de tenir la grosse pince élevée en avant du corps, comme s’ils faisaient un geste pour appeler quelqu'un, leur a valu le nom de crabes appelans (Cancer vocans). Une autre espèce observée dans la Ca-

(a) PL 18, fig. retra.

(b) PL 18, fig. re.

(ec) PL 18, fig.re.

(d) PL. 18, fig. 1.

FAMILLE DES BRACHYURES. G5

roline-Sud par M. Bosc, passe les trois mois de l'hiver dans sa retraite, sans en sortir, et ne vient à la mer qu'à l'époque de sa ponte. (1)

LES OCYPODES,

Lu

(OGYPODE. Fab.) (Planche :3.)

Les yeux s'étendent dans la majeure partie de la longueur de leurs pédicules, et forment une sorte de massue. Le troisième article des pieds-mächoires extérieurs est en carré long (*). La queue des mâles est très étroite, avec le dernier article en forme de triangle allongé (‘); celle des femelles est ovale.

Les serres sont presque semblables , fortes, mais courtes, avec les pinces presque en forme de cœur renversé. Ainsi que l’annonce l’étymologie du nom générique, ces crustacés

(x) Voyez l'article Gélasime de la seconde servation de M. Marion, communiquée à

édition du nouveau Dictionnaire d'histoire l'acad. roy. des sc. par M, de Blainville,

naturelle , et le même article de l'ouvrage de M. Desmarest sur les animaux de cette classe, Les crabes cietie-ete, cietie-parama de Marcgrave, me paraissent synonymes de

la gélasime combattante, D'après une ob-

(a) PL 15, fig. te.

an AL

cette inégalité des pinces ne serait propre qu'aux mâles, du moins dans des espèces dont il a observé un grand nombre d'individus

dans son voyage aux Indes orientales.

(8) PL ze, fig. x 2

courent avec une grande vélocité; elle est telle, qu'un homme monté à cheval a de la peine à les atteindre; de là l'origine de l’épithète de cavalier (eques), que leur donnerent d’anciens naturalistes. Parmi les modernes, quelques-uns les ont nommés crabes de terre ; d’autres les ont confondus avec les gécarcins , sous la dénomination générale de fourlouroux. Les ocypodes se tiennent pendant le jour dans les trous ou terriers qu'ils se creusent dans le sable, pres des rivages de la mer. Ils les quittent après le coucher du soleil.

L’O. chevalier ( Cancer cursor, Lin.), Cancer eques, Bel. ; O. ippeus, Oliv. Voy. dans l’emp. ott., IE. xxx, 1, se distingue de tous les autres par le faisceau de poils qui termine les pédoncules oculaires. Il habite les côtes de la Syrie, celles d'Afrique, situées sur la Méditerranée, et se trouve même au Cap-Vert.

Dans PO. cerathophthalme ( Cancer cerathopthalus, Pall., Spicil. zol. fase. IX, v. 2-8) (a), l'extrémité supérieure de ces pédicules se prolonge au-delà des yeux d’un tiers ou plus de leur longueur totale, en une pointe conique et simple. Les pinces sont en cœur , très chagrinées et dentelées sur leur tranche. Cette espèce vient des Indes orientales.

Dans quelques autres, les yeux terminent leurs pédicules et forment une sorte de massue. Quelques-unes, de l’ancien continent ( ©. rkombea, Fab.), et toutes celles du nouveau, sont dans ce cas. Mais celles-ci ont un caractère particulier, qui annonce qu’elles vont plus fréquemment à l’eau ou qu’elles nagent plus facilement ; leurs pieds sont plus unis, plus aplatis, et garnis d’une frange de poils. Tel est l'O. Blanc de M. Bosc (Hist. nat. des crust., I, 1). Le crabe cunuru de Marcgrave est de cette division. (1)

(1) Foyez aussi, pour les Ocypodes du nou- est un grapse. Nous renverrons aussi à l’arveau continent, les observations de M. Say, ticle Ocypade de la seconde édition du consignées dans le Journal des sciences du nouv, Dictionn. d’hist, naturelle, et à naturelles de Philadelphie, Son ©. réticulé l'ouvrage de M. Desmarest,

(a) PL r7, fig. s.

FAMILLE DES BRACHYURES. 67

En classant la collection du Muséum d'histoire naturelle, nous avions rangé avec les ocypodes , sous le nom spécifique de guadridentata, un crustacé qui nous semble avoir une grande conformité avec le gécarcin trois epines de M. Desmarest, espèce fossile (Hist. nat. des crust. foss. , VIII, 10.); il soupçonne qu’elle pourrait appartenir au genre Thelphuse.

Ici le test, dans les femelles au moins, est très inince, membraneux et flexible, le corps est presque rond ou subovoïde (*). Les pédicules oculaires sont sensiblement plus courts que dans les sous-genres précédens.

Viennent d’abord :

LES MICTYRES.

(wicryris. Latr.

(PL 18, fig. 2.)

Leur corps est subovoïde, très renflé, plus étroit et obtus en devant, tronqué postérieurement, avec le chaperon tres rabattu , rétréci en pointe à son extrémité. Les serres sont coudées à la jonction du troisième et du quatrième article ; celui-ci est presque aussi grand que la main; les autres pieds sont longs avec les tarses anguleux. Ajoutons , à ces caractères essentiels, que les pédicules oculaires sont courbes, couronnés

(a) PL 18, fig. 23 pl 10, fig. 1.

par des yeux globuleux; que les pieds-mâchoires extérieurs sont très amples , très velus au bord interne , avec le second

article fort grand et le suivant presque demi circulaire. (*)

On en connaît deux espèces ; l’une (é) qui se trouve dans l'Océan australasien (1), et l'autre(c) en Egypte (2) où elle a été observée par

M. Savigny.

Immédiatement apres les mictyres nous placerons

LES PINNOTHÈRES.

(PINNOTHERES. Latr.)

(Planche 10, fig. 1.)

Crustacés tres petits, vivant une partie de l’année, surtoui en novembre, dans diverses coquilles bivalves, les moules et les jambonneaux particulièrement. Le test des femelles est suborbiculaire, très mince et fort mou, tandis que celui des mâles est solide, presque globuleux et un peu rétréci en pointe en devant. Les pieds sont de longueur moyenne, et les serres

(1) Latr., Gener., crust. et ins., 1. 40 ; Encyclop. méthod., atl. d’hist, nat.

cexcvir, 3; Desmar, , Consid., xr. 2. Ce

sous-genre et celui du pinnothère faisaient

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