C. guanhumi, Marcgrave (d). Les tarses
(a) PL 90, fig. 1; pl. 2r,figret re. (b) PL 20, fig. 1 ri. (c) PL 20, fig. raetre. (d) PI. 20, fig. 1.
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LES GÉCARCINS , (GecarciINus. Leach.) (Planche 2r.)
Dont les quatre antennes sont recouvertes par le chaperon (‘); dont le second et le troisième article des pieds-màchoires extérieurs (*) sont grands , aplatis, comme foliacés , arqués , et laissant entre eux, au côté interne, un vide ; ou le dernier de ces articles est en forme de triangle curviligne, obtus au sommet ; il atteint le chaperon et recouvre les trois articles (4, 5 et 6)\suivans.
L'espèce la plus commune (Cancer ruricola, Lin. (ec), Herbst. II, 36, jeune âge, IV, XX, 116; XLIX, 1,-est d’un rouge de sang plus ou moins vif, et plus ou moins étendu , quelquefois tacheté de jaune, avec une impression en forme de H, très marquée. Divers voyageurs lui ont donné le nom de crabe violet, de crabe peint ; celui de tourlourou me parait plus spécialement propre à cette espèce. (1)
(x) Voyez l'article Tourlouroux de l’'Encyclopédie méthodique. MM. Victor Au-
douin et Milne Edwards ont communiqué
une sorte de réservoir susceptible de contenir une certaine quantité d’eau , et placé
immédiatement au-dessus des branchies.
dernièrement à l'académie royale des sciences des observations très curieuses sur un
organe propre à ces animaux, et formant
(a) PL or, fig. ra ct 18,
Voilà pourquoi ces crustacés ont les côtés antérieurs du thorax plus bombés que d’or-
dinaire.
b)Plor,fig. rbet id
(ce) Blrer, figsi
FAMILLE DES PBRACHYURES. 73
Tantôt le test est presque carré, subisométrique , ou guère plus large que long, aplati (‘), avec le front rabattu dans presque toute sa largeur (‘). Les pédicules oculaires sont courts et insérés aux angles latéraux antérieurs. Les deux divisions ordinaires des antennes intermédiaires sont très distinctes (”). Les pieds-mâchoires extérieurs sont écartés entre eux intérieurement, et forment par cet écart, un vide angulaire (*); leur troisième article est presque aussi long que large. Les serres sont courtes, épaisses, et les autres pieds sont très aplatis; la quatrième paire et ensuite la troisième sont plus longues que les autres ; les tarses sont épineux.
LES PLAGUSIES
(PLAGUSIA. Latr.)
(PL. 23, fig. 3.)
Ont leurs antennes mitoyennes logées dans deux fissures longitudinales et obliques (°), traversant toute l'épaisseur du milieu du chaperon. (1)
(x) P. Depressa, Latr. ; Herbst., nr, 35; ou deux lignes enfoncées et transverses. P. clavimana, Vatr., Herbst., 1x, 3. Dans les grapses, ces segmens sont an nom- Desm., Consid., xiv, 2. La queue ne m'a bre de sept, et le troisième est dilaté, de paru composée que de quatre segmens bien chaque côté de sa base, en manière d’angle distincts. Le troisième offre cependant une ou d'’oreillette. (a) PL 90, fig. 1; pl. 23, fig. 3. (8) PI. 22, fig. 1 &. (c) PL. 29, fig. rc. (d) PI. 22, fig. 1 0. (e) PI. 23, fig. 3, et 3 8.
7 CRUSTACÉS DÉCAPODE».
Elles sont inférieures ou recouvertes par cette partie, dans
LES GRAPSES.
(aRaPsus. Lamk.)
(Pl 32, fig. 1)
Leur test est un peu plus large en devant qu'en arriere, ou du moins pas plus étroit, tandis qu'il s’'élargit un peu de devant en arrière dans les plagusies.
Les grapses sont répandus dans toutes les parties du monde, mais plus particulièrement dans celles qui sont situées près des tropiques. On n’en trouve plus en Europe au-delà du 5o° environ de latitude. Il me paraît qu'à la Martinique on les appelle cériques. Marcgrave en à figuré des espèces du Brésil, sous les dénominations d'aratu, aratu pinima (Grapsus cruentatus, Latr.), et de carara-una. À Cayenne on les appelle ragabeumba ; qui veut dire soldat.
Ces animaux se tiennent cachés pendant le jour sous les pierres et autres corps qui sont dans la mer. Quelques-uns même, à ce qu'il m'a été raconté, grimpent sur les arbres du rivage et se retirent sous leurs écorces. La forme large et aplatie de leur corps et de leurs pieds leur donne la faculté de se soutenir momentanément sur leau; ils marchent tou- Jours de côté, tantôt à droite, tantôt à gauche. Certaines especes vivent dans les rivières, où la marée monte, mais plus souvent sur les bords ou hors de l’eau. Ils se rassemblent en nombre considérable, et lorsqu'il parait quelqu'un dans les lieux où ils se trouvent, ils se sauvent dans l’eau, en faisant
FAMILLE DES BRACHYURES. 25
an grand bruit avec leurs serres, qu'ils frappent l’une contre l'autre. Leur manière de vivre est d’ailleurs la même que celles des autres crustacés carnassiers (P’oyez l'Hist. nat. des crust., par M. Bosc.).
Nos côtes offrent :
Le grapse madre (Grapsus varius. Latr.; Cancer marmoratus. Fab. ; Oliv., Zool., Adr., If, 1; le Cancre madré de Rondelet ; Herbst., XX, 114). Il est de taille moyenne , presque carré, à peine plus large que long, jaunâtre ou livide, très allongé en dessus , avec un grand nombre de lignes très fines et de petits points, d’un brun rougeâtre ; quatre éminences, aplaties, disposées transversalement, à la base du chaperon, et trois dents à l’extrémité antérieure de chaque bord latéral. Ses tarses sont épineux.
Le G. porte-pinceau (Cuv., Règne anim. IV, xu,1; Rumph., Mus. X 2, Desm., Consid., XV, 1) est remarquable par les poils nombreux, longs et noirâtres, qui garnissent le dessus des doigts des pinces. Les tarses n’ont point d’épines , caractère qui lui est exclusivement propre. Cette espèce (1) se trouve aux Indes orientales.
Notre quatrième section , les ORBICULAIRES ORBICU- LaATA) (2), a le test soit sub-globuleux * ou rhomboiïdal"”, soit ovoide‘, et toujours très solide; les pédicules oculaires toujours courts ou peu allongés‘?; les serres d'iné-
sales grandeur, selon les sexes (plus grandes dans les
mâles ); la queue n'offre jamais sept segmens complets‘;
(1) Voy., pour d’autres, l’article plagusie (2) Les orithyies et les dorippes me pade l'Encyclopédie méthodique, et l'Histoire raissent, dans une série naturelle, appartedes animaux sans vertèbres de M. de La- nir à celte section , et conduire aux corismarck, genre grapse. tes; leur testest en forme d’ovoide tronqué.
(a) PL 25, fig. 2. (b) PI. 24, fig. 3. (c) PL 23, fig. r et 2.
(d) PL 95, fig. 54; pl.25, fig. 2 a, etc. (e) PL 25, fig. re; pl. 24, fig. 3e, 3/5; pl.25, fig.2g.
Fe
la cavité buccale va en se rétrécissant vers son extrémité supérieure, et le troisième article des pieds-màchoires extérieurs est toujours en forme de triangle allongé‘. Les pieds postérieurs ressemblent aux pré-
cédens, et aucun de ceux-ci n’est jamais très long.