LES MAIA
(MAIA. Leach.)
(PL 30; fig)
Ou le second article des antennes latérales semble naitre
du canthus interne des cavités oculaires (*). La main et article
(1) Maia taurus, Lam.; Cancer coraudo, Herbst., 11x, 6. (4)
ADDITION.— Au moment où nous rédigeons ce supplément, nous recevons la première livraison de l'Histoire des crustaces de }a Méditerranée et de son littoral,
de M. Polydore Roux, et dans laquelle il
(a) PI. 50, fig. 14 (a) BIS; fig. 2.
(b) PI, 50, fig. 1.
(e) PI, 34 bis, fig. 1.
établit un nouveau genre, celui d’ama- THIE (AMATHIA) (e) qui ne différe pas de celui que j'ai nommé Péricère ; il me paraît même avoir pour type la même espèce.
Les figures lithographiées qui accompagnent cet ouvrage, sont très fidèles et tres
neltes.
ec) Voyez pour exception ) YEZ I Ï
pl. 31, fig. r à.
FAMILLE DES BRACHYURES. 87
qui la précède sont presque de la même longueur. Le test est ovoide.
Ce sous-genre, établi par M. de Lamarck, et composé d’abord d’un grand nombre d’espèces, n’en comprend plus maintenant, dans la méthode de M. Leach, qu’une seule, le cancer squinado d’'Herbst. (XIV, 84, 85, LVI ; inachus cornutus , Fab.) (a). Elle est très commune sur nos côtes et dans la Méditerranée , où elle porte le nom d’araignee de mer : C’est l’un de nos plus grands crustacés et le maïa des anciens Grecs, figuré sur quelques-unes de leurs médailles. Ils lui attribuaient une grande sagesse et le croyaient sensible aux charmes de la musique.
LES MICIPPES
(micippe. Leach.)
Ont le premier article des antennes latérales courbe, dilaté à son extrémité supérieure, en maniere de lame transverse et oblique , fermant les cavités oculaires (”); l’article suivant est inséré au-dessous de son bord supérieur. Le test, vu en dessus, paraît comme largement tronqué en devant; son extrémité antérieure est inclinée (°) et se termine par une sorte de chaperon ou de bec denté. (1)
(1) Cancer cristatus (d), Linn. ; Rumph., Cancer phylira, Herbst., rx, 4; Des- Mus., var, 1, le mâle. mar, Consid., xx, 2.
(a) PI. 30, fig. 2. (b) PL 31, fg. 2 b.
(c) PL 3, fig. 2 ct 24. (d) PL 31, fig. 2.
LES STENOCIONOPS
(STENOCIONOPS. Leach.)
(PL 31, fig. 1.)
», Se distinguent de tous les sous-genres de cette tribu par leurs pédicules oculaires longs, grêles, et très saillans hors de leurs fossettes. (*) (1)
Là, le dessous des pieds ne présente ni de rangées de dentelures, ni de frange de cils en massue. Ceux des premières À paires, au moins, sont d’une demi-fois au moins plus longs Léo que le test, et souvent beaucoup plus longs. Le corps est E ‘ généralement plus court que dans les précédens, soit presque u globuleux, soit en forme d'œuf raccourci.
Un crustacé de cette tribu (maia retuja, Coll. du Jardin du Roi), dont le test est en ovoide tronqué ou émoussé en devant et laineux (2); dont les pédicules oculaires allongés, très courbes, vont se loger en arrière dans des fossettes situées sous les bords latéraux du test , dont le carpe,
ainsi que dans les maïas, est allongé , offre un autre caractère, qui le distingue exclusivement : la longueur des pieds, à partir des seconds,
(1) Cancer cervicornis, Herbst,, zvir, en citant pour type le maia taurus de 2 ,ile de France. M. Desmarets, Consid. I. de Lamarck. L ] Fr , L ?
gen. sur les crust,, pag. 153, s’est trompé LA (a) PL 3r, fig. retra. (8).P1° 32 "fer.
US ME Le
FAMILLE DES BRACHYURES. 89
semble augmenter progressivement , ou du moins différer peu. M. Leach en a formé le genre
DE CAMPOSCIE.
(CAMPOSCIA.)
CPL 39 fer)
Dans les autres , ainsi que de coutume, la longueur des pieds diminue progressivement , de la seconde paire à la derniere. . Nous en connaissons dont les pédicules oculaires, quoique beaucoup plus courts que ceux des stenocionops, sont toujours saillans; dont les antennes latérales ont le troisième article de leur pédoncule aussi long où même plus grand que le précédent, et se terminent par une tige longue et sétacée (*). Ils se rapprochent des micippes ; tels sont :
LES HALIMES.
(HALIMUS. Latr.) ©
(PI. 28, fig. 2 et à.)
Ceux qui forment les deux sous-genres suivans ont les pédicules oculaires susceptibles de se retirer entiérement dans
sr
(1) Deux espèces, dont l'une parait être très voisine du Cancer superciliosus de
Linnœus, Herbst, x1v, 89.
(a) PL 28, fig. 2, 3et 34.
he, A RPT
Lot” pe le à LT é #1
leurs fossettes et garantis postérieurement par une saillie en forme de dent ou d'angle des bords latéraux du test (*). Le second article du pédoncule des antennes latérales est beaucoup plus grand que le suivant ; elles sont terminées par une tige tres courte, en forme de stylet allongé.
LES HYAS
(HYAS. each.)
(PI232 fre. ptet 9:)
Ont les bords latéraux de leur test dilatés en manière d’oreillette, par derrière les cavités oculaires qui sont ovales et assez grandes ; le côté extérieur du second article de leurs antennes latérales comprimé et caréné (}, et les pédicules oculaires susceptibles d'être entierement à découvert, lorsque
l'animal les redresse. Le corps est subovoïde (1). Dans
LES LIBINIES,
(LIBINIA. Leach.)
(PL 33 et pl. 34, fig. 1.)
Les fossettes oculaires sont tres petites et presque orbicu-
(x) Cancer araneus, Linn. (c); Leach, Malac. Brit., xxr, A; Herbst., xvir, 59.
Hyas coarctata, Leach, ibid., xxt, B. (d)
(a) PI, 52, fig. 2a et pl. 33, fig. ra, 2a et 24, (2) PI 3, fig. 54. (e) PI, 32, fig. 2. (d) Pl 32, fGg.3,
FAMILLE DES BRACHYURES. 91
laires (*). Les pédicules oculaires sont très courts et fort peu exsertiles. Le second article des antennes latérales est cylindrique et point ou peu comprimé (‘). Le corps est presque globuleux ou triangulaire.
Nous y réunirons les Doclées (Doclæa) et les Egéries (Egeria) de M. Leach.
Dans ses libinies proprement dites (1), les serres des mâles sont plus épaisses que les deux pieds suivans et presque aussi longues (*). La longueur de ceux qui sont les plus longs n’égale pas tout-à-fait le double de celle du test.
Les serres des mâles des doclées (2) sont notablement plus courtes que les deux pieds suivans. La longueur de ces pieds ne surpasse guère que d’une fois et demie celle du test, qui est presque globuleux et toujours recouvert d’un duvet brun ou noirâtre. (!)
Dans les égéries (3) les serres sont filiformes (£), avec les mains fort allongées, presque linéaires. Les pieds suivans sont cinq ou six fois plus longs que le test. Le corps est trian-
gulaire.
Après avoir passé en revue les sous-genres de cette tribu,
dont les pieds, venant après les serres, sont de forme identi- , P ,
que, et dont la queue se compose, dans les femelles au moins,
(1) Libinia canaliculata, Say, Journ. (2) Doclwa Rissonnti, Leach, Zool, acad, des sc, nat. de phys., tom. [, pag. 77, Mise., LxxIv. Rapportez-y les irachus IV £.:(c) ovis (e) hybridus, de Fab,
L. emarginata, Leach, Zool, Misc., (3) Egeria indica, Leach, Zuol. Misc., CV, Lx; Znachus spinifer, Fab.
(a) PI. 53, fig. 24. (db) PL 35; fig. ra ct 24. (chPl 55; fi6: tr. (d, PL 35, fig. 1 (e) P1.:33, fig, 2. (f} PI. 35, fig, 2. el 91, fer
et le plus souvent dans les deux sexes, de sept articles ou segmens complets, nous passons à ceux où elle en offre six au plus (*). Les pieds sont oénéralement longs et filiformes, ainsi que dans Îles derniers sous-genres (!). Si l'on en excépte les leptopes, ces crustacés s'éloignent encore des précédens sous le rapport de la forme du troisième article des pieds-mächoires extérieurs. Il est proportionnellement plus étroit, rétréci à sa base , et l’article suivant parait être inséré au milieu de son bord supérieur ou plus en dehors. Le sous-genre suivant diffère de ceux qui lui succèdent, en ce que la queue ne présente dans les mâles que trois segmens. La forme du troisième article des pieds-mâchoires extérieurs, m'a paru d’ailleurs être la même que dans les sous-genres précédens.
LES LEPTOPES, (LEProPus. Lam.)
La queue des femelles est formée de cinq segmens. Le Corps est convexe, et les pieds sont tres longs.
Nous ne connaissons qu’une seule espèce, qui fait partie de la collection du Muséum d'histoire naturelle, sous la dénomination de maia tongipes. Le docteur Leach s'était proposé de désigner ce genre sous celle de stenopus , que nous n'avons point adoptée, attendu qu’on lavait déjà appliquée à un autre genre de crustacés. Celui de leptope de M. de Lamarck se compose de plusieurs espèces, mais qui, d’après les caractères exposés ci-dessus, doivent , à Pexception de celle que j’ai menlionnée, en être exclues.
(a) PL 5%, Hg.vc (b) PI. 354, fig. 2; pl. 34 bis, fig. 1 ; pl. 35, 36.
FAMILLE DES BRACHYURES. 95
Si l'on en excepte quelques espèces d’hyménosomes, où la queue n'offre distinctement, au plus, que quatre ou cinq articles, dans tous les sous-genres suivans, cette partie du corps en a six, soit dans les deux sexes, soit dans les mâles. Le troisième article des pieds-mâchoires extérieurs est tantôt en forme de triangle renversé ou d’ovale rétréci inférieurement, tantôt en forme de cœur. L'article suivant est inséré au milieu de son bord supérieur, où plus en dehors qu’en dedans. {*)
Quelques-uns, tels que les trois sons-genres suivans, se rapprochent de ceux que nous venons d'exposer, par la forme presque isométrique ou du moins transversale de l’épistome. La base des antennes intermédiaires est peu éloignée du bord supérieur de la cavité buccale.
L'un de ces sous-genres se distingue des deux autres par l’aplatissement de son test, et en ce que l'extrémité supérieure du premier article (libre dans plusieurs) de ses antennes latérales, ne dépasse pas celle des pédicules oculaires. Tels sont :
LES HYMÉNOSOMES.
(HYMENOSOMA. Leach.)
(PL 35, fig. 1.)
Le test est triangulaire ou orbiculaire (1). Les espèces sont
A Fe Ë . ‘ . ' É- (1) Hyménosome orbiculaire, Desmar., Consid., xxvr, 1. (0)
(a) PI, 35, fig. 1 0. w.. (2) PI, 35, fig. r.
généralement petites, et propres à l'Océan indien et aux côtes de l'Australasie. Le nombre des segmens de la queue varie; mais il ne s'élève jamais au-delà de six. | Dans les deux sous-genres suivans, le test est plus ou moins convexe toujours triangulaire, et terminé par devant en manière de bec. Le premier article des antennes latérales, toujours fixe, forme une arête ou ligne en saillie, entre les {ossettes des antennes mitoyennes et celle des yeux, et qui se prolonge au-delà du bout des pédicules oculaires. ()