‹ Cryogénine et Fièvre TyphoïdeChapitre 7 sur 20 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Depuis la note présentée à l’Académie des Sciences, le 21 juillet 1902, par le regretté professeur Marey, de nombreux travaux se sont succédés sur la cryogénine, ou métabenzamidosemicarbazide.

De toutes les semicarbazides aromatiques si consciensement étudiées par MM. Lumière et Chevrotier (1), celle-là leur avait paru devoir être préférée pour son pouvoir antithermique, son absence de toxicité et sa solubilité relative (2 0/0).

La formule générique des semicarbazides est la sui-

vanie :

R — AzH — AzH — CO — AzH°

Dans laquelle R représente un radical aromatique

monovalent.

1, Lyon, 1903,

Voici maintenant celle de la cryogénine :

CO — AzH° CH : :

NAzH — AzH — CO — AzH

Le plus remarquable des ouvrages publiés sur ce médicament est celui de M. le professeur agrégé Carrière, de Lille (1). Nous n'’insisterons pas sur tous les points élucidés dans cette importance étude : ce serait dans la plupart des cas revenir sur ce qui est démontré ; ce serait aussi sortir du cadre que nous nous sommes tracé. |

Nous rappellerons seulement que M. Carrière fut le

‘premier à étudier l’action de la cryogénine dans la fiè-

vre typhoïde. En effet, dans la séance de l’Académie des sciences du 29 décembre 1902, le professeur Marey exposait les résultats obtenus de la cryogénine dans les fièvres. Dans sa communication, M. Carrière s’exprimait ainsi :

« Dans la fièvre typhoïde, la cryogénine abaisse la « température de 15 à 2°, les autres symptômes res- « tant les mêmes, de telle sorte que les fièvres typhoï-

des traitées dès le quatrième ou cinquième jour avec

la cryogénine peuvent évoluer sans fièvre pendant

« toute leur durée. J’ai commencé dans ces cas par

L. Paris 1903, Félix Alcan (Extrait de la Revue de médecine, 1903). |

S doses fortes, |continuées un 1 ou deux jours, puis

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