‹ Cryoscopie et Conductibilités Électriques des Solutés Aqueux Pharmaceutiques et des Eaux MinéralesChapitre 21 sur 26 · HYDROLATS OBTENUS PAR DISTILLATION A FEU NU · texte numérisé non relu

HYDROLATS OBTENUS PAR DISTILLATION A FEU NU

a) Eaux de feuilles fraîches.

Hdrolat dé hitue::. "1 te ee C0 /060% — plantain > 1, 7. C=0;0580

b) Faux de plantes sèches, après macération.

Hydrolat dé valériane 20 M C0; 0090 — cannelle" Sr rm Core

— badiane:. 2e RC on 00

: — amandes amères. . . C—0,2050

Les considérations générales que nous suggèrent l'examen de ce tableau sont les suivantes :

Tous les hydrolats, sauf ceux de la dernière catégorie, ont un coefficient de conductibilité variant entre 1 et 9 centièmes, proportionnellement, nous semble-t-il, aux quantités d'acides ou de sels volatils aromatiques qu'ils renferment.

Ceux de la dernière catégorie, c’est-à-dire obtenus à feu nu à l’aide de plantes sèches macérées, s’en diffé-

EAUX y

rencient nettement par une conductibilité bien supérieure. |

Ils correspondent à des plantes sèches, qui, par l'effet de leur dessiccation, renferment des principes définis, concrets et volatils, en quantité plus considérable qu’à l'état de plantes fraiches, l'acide valérianique pour la valériane, soit libre soit à l’état de sel volatil, les acides. cinnamiques et benzoïques, libres ou à l'état de sel, pour la cannelle, les acides anisique et dérivés, pour la badiane, etc.

Souvent même, dit Cauvet, on retrouve en plus, dans certaines de ces eaux, des traces d'acide malique, provenant de l'oxydation de l'huile volatile.

3° Eaux minérales (conductibilités).

En dépit de toutes les analyses chimiques, les vertus médicinales et les propriétés physiologiques des eaux minérales présentent, encore aujourd'hui, un côté assez mystérieux, et il n’est pas douteux que leur structure moléculaire, qui échappe à nos recherches actuelles, soit l'une des causes des propriétés curatives toutes spéciales qui préoccupent l'opinion,

Nous avons vu, dans la première partie de ce travail, que la détermination du point cryoscopique d’une eau minérale constituait pour elle une constante caractéristique spécifique. Il est incontestable que la détermination de leur coefficient deconductibilité électrique doit apporter une contribution sérieuse pour la définition de leur état moléculaire.

Quelques auleurs ont abordé, en effet, ce sujet; de rarés résultats ont été publiés, et encore intéressent-

ils plus particulièrement la discussion thérapeutique (1).

Ces résultats se rapportent à un très petit nombre d'eaux et ne peuvent être rapprochés en vue de conelusions générales. |

Nous nous sommes attachés ici à appliquer la méthode très précise de MM. Bouty-Berthelot au groupe varié d'eaux minérales, dont nous avons établi le tableau dans la première partie de nos recherches.

Nous avons procédé sur des eaux récemment embouteillées, étant donné l'impossibilité où nous étions d'établir toutes nos déterminations sur les eaux naissantes.

: 2 CE LLC La solution étalon de KCI a été choisie au ee d’équi-

valent, donnant lieu d'appliquer la formule :

TABLEAU COMPARATIF DES COEFFICIENTS DE CONDUCTIBILITÉS ÉLEC- TRIQUES DES EAUX MINÉRALES EXPÉRIMENTÉES, DRESSÉ D'APRÈS LEUR ÉCHELLE DE MINÉRALISATION,

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