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LES MONUMENTS [lE l'IERRE BRUTE 38Ï

' une descri(iUon 1res vague eta disparu depuis longtemps'. Le ilolnicti dit pierre de sairU Martin dans l'Indre ne devrait c« nom qu'à une empreinte du pied du saint sur la table*. La Pierre Martine du Lot' n'est pas un dolmen, mais une pierre branlante. Le menhir dit la Vieille de saint Martin, près de Nantes, doit son nom à une légende dans laquelle le saint n'est que spectateur'. En général, les désignatioDS rappelant le christianimr sont rares et s'expliquent toutes facilement par un essai de « christianisalion ■■ des monuments*. Ainsi

Ile dolmen d'Eure-et-Loir dit La Chapelle du Martyre* lire von nom d'une chapelle aujourd'hui détruite, qui aura été construite à cfllé ou au-dessus des pierres sucrées. &

J) Ui^ROS CKLTiuiJSs (c|. plus Imul Garijantua). Ces désignaions sont spéciales aux lies Itritanniques. Un dolmen irlandais est dit lit de Diarmid et de Graine'' ; un autre est le combeaux des (fuatre Maols*. Un dolmen du pays de Galles est le palet (i' Arthur (Arthur's Quoity. Un dolmen de Kent s'appelle Ktt's cotty hotise^" ; cotly est une altération populaire de cotty (palel), sous l'influence do cottage (chaumière). Le cercle do Penrith est la table ronde d'Arthur'" ; un aulie cercle à Caormarlhen est le parc d'Arthur*'. La demi-science a été de si bonne heure à l'œuvre sur ce terrain qu il est impossible d'attribuer une importance quelconque aux dénominations pseudo-historiques qu'il nou.s fournit.

l.GrsB, p. M.

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