‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 298 sur 345 · III. — Dolmens, allées couvertes · texte numérisé non relu

III. — Dolmens, allées couvertes

« Le nom dolmen s'applique à tout monument on pierre, couvert ou non couvert de terre, d'une dimension suliisanle puur contenir plusieurs lombes et formi^ d'un nombre variable de blocs bruts (les tables), soutenus horizontalement au-dessus du niveau du sol par plus de deux supports* . n

Celle délinilion esl satisfaisante; elle i^cnrlo de la classe I des dolmens les monuments des Uali^-ares, de In Sardoigne,

I. Ace. I, p. 2fil. 398; cf. Schuptiiiios, l.n l'iin-c du liiahle, p. 9.

t. Paainge diè par Llltr^, t. v.

:i. »ag. eitq/el. 181*. l. IV, p. 188.

(. liaoi U i- édilioa <lii actionnaire gtniral da Napoléon Uadais (IS3B), DD lit ; • liohnin, cbcx le» aaelfn* Gaulol», roebe Uolée qui inarquRii le tombeau d'uD guerrier •. I.a IU- éilitlim du liiclionnaire de Boule 11811) douue )■ forme dolmen avec la iléUniiloa lulfnnte : a Hoche isolée itiarquiut utie lointie cjrcIoïK^euoe ou celtique h.

. Schuermnus n «uffisainment moDlré {matériaux, t. Yl, i>- 81) l'erreur d'ËdtlexIand DumèrtI, qi.i croyait retrnuver le mol dolmin dan» le mandotl de* gtoteiinniharglqurg {Ltx Salie, LVIM. t). M a fait rnir aiiMi que le nom de Bocfit mrnhir, porté par une pierre ieolée pria de Litge, ne conlieiit jia* Umot néo-crlIiquH menhir. Doit-on l'expliquer, avec qupique* arcbéuloHuea balgei, par le wallon rogtle minir = rouge miuière \Uat. VI. p. S5)T Un pourrait aufii Iraduire Biic/ie Montitur (ail. mriri H»it|. à rapprocher de la [ Cevadel Miaief. dotoieo de< Pyréoéei-Orleatalo (âlia. t. Xt,p. S).

6. BoDilelt^n, Etiai lur lei dolmcni. Gem'^ve, 1865. p. 3 M. Cnzalii d« Fondouce propose de currÎKer à la Du ; > pur {deoi ou] plus de itfoi »upports >> {AlUei roiiverlci, 1813, p. 34, note 3). par la raison qu'il y a dans ta midi des dolmen« à dt.'ui supports aeulemenl.

de Malte, les constructions dites cyclopéennes d'Italie et do Grèce, enfin les stone-cists ou kistvaens, qui doivent cependant être étudiés en corrélation avec les dolmens.

(c Le dolmen est un monument fait de dalles placées do champ en terre, auxquelles on donne le nom de piliers, sup» portant d*autres dalles horizontales formant plafond, appelées tables. Le dolmen se divise souvent en plusieurs chambres auxquelles on accède par un couloir de même construction ; dans ce dernier cas, le monument prend le nom d'allée couverte*. »

Le mot dolmen [table de pierre)^ a pris, en France, un sens trop général et a souvent été appliqué aux allées couvertes', qui en diffèrent par l'existence d'un couloir d'accès. Il faut se garder de confondre ces monuments, dont la distribution n'est pas identique, bien qu'il y ait entre eux une connexité évidente. Lisch a pensé que le dolmen était devenu une allée couverte par des agrancUssements successifs ; on prolongeait le monument, en vue de nouvelles sépultures, en y ajoutant le nombre nécessaire de supports et de tables et en avançant le bloc de fermeture*. Mais, comme l'a fait observer M. Cazalis', ce système ne pouvait convenir pour agrandir les dolmens sous tumulus. Aussi « les tribus qui avaient adopté la mode des dolmens couverts firent d'emblée des allées destinées à recevoir (les sépullures successives; c'est ce que nous voyons surtout dans la Bretagne, à Gavr'inis et au Mané-Lud^ » On a, du reste, signalé on Bretagne môme de nombreux exemples d'agrandissements et d'altérations de la construction primitive'.

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