Cambry, p
Le-* Anglais apellent encore ces monuments stone circles^ circles of standing siones el cessent presque généralement d'appli'juerle nom de cromlech aux dolmens *. En Scandinavie, les cromlechs s'appellent stcusàttn'nigar (enceintes de pierre) et les cromlechs naviformes sont dits skeppssatiningar (enceintes en forme de bateau) V
H. Martin' a popularisé l'erreur que le cromlech est la pierre du dieu Crom^ symbolisant le cercle cosmique, le serpent de rinfini et de TÉternité. En réalité, nous connaissons par la Vie de saint Patrice une idole irlandaise nommée Cenn Cruach (tôte sanglante) ou Cromm Crtiack (croissant sanglant), que Ton adorait au milieu (fun cercle de douze autres idoles* ; mais il n'y a pas eu de dieu celtique Cro/w, quoi qu'en dise H. Martin d'après la Chronique des Quatre Maîtres*.
Fréminville a décrit sous le nom de carneilloux des espèces de cromlechs irréguliers comme on en voit à 'J'régunc près de Concarneau; il interprète carneillou par « cimetière », mais ne prouve pas que ces pierres dispersées marquent remplacement d'une nécropole*.
Le terme Aenceintee^i préférable à celui de cromlech, parce qu'il ne préjuge ni de la forme de la construction (il y a des enceintes rectangulaires, ovales, etc.)» ni de l'emploi de pierres pour en marquer les limites. Les enceintes sont parfois appelées des camps, par suite de l'idée (généralement fausse) qui leur attribue un but militaire \ Mahé les a qualifiées de iémènes (du grec Ti;j.£vc;*). expression qui a le double tort de préjuger leur destination religieuse et d'appliquer à un monu-
1. Encyclop, brilannica, 9« édlt. s. v. Cromlech. Cf. Joho O'Gilvie, The impérial Diciionary of Ihe English language, Londres, 1882, art. Cromlech-, il donne cependant encore, comme spécimen de cromlech, la gravure d'un dolmen.