‹ Culture du prunier [microforme]Chapitre 10 sur 44 · TALE · texte numérisé non relu

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tes, mais il est très possible d'obtenir des fruits à bourgeons plus rustiques. Quant aux prunes indigènes et Americana, elles n'ont encore été que peu améliorées, comparativement parlant, et il y aurait ici un vaste champ de développement, On devrait recueillir, pour les mettre de côté, les noyaux les plus gros provenant de l'arbre le plus productif de la variété désirée. Il faut autant que possible planter ces noyaux immédiatement après que le fruit est arrivé à maturité, car s'ils sèchent ils ne germent pas aussi bien, et, parfois, ne poussent pas du tout. Si on les plante au moment où le fruit est mûr, il n'est pas nécessaire d'enlever la chair, Si, pour des raisons de commodité, on les plante plus tard, il ne faut pas les laisser sécher, On peut les conserver tout l'hiver dans des caisses remplies de sable, qui devra être tenu humide mais non mouillé. On met. au fond de la boîte, une couche de sable d'un pouce d'épaisseur sur laquelle on pose une couche de noyaux que l’on recouvre ensuite d'une autre mince couche de sable, puis d'une autre couche de noyaux et ainsi de suite jusqu'à ce que la caisse soit remplie. C’est ce que l'on appelle la stratification. Il faudra enterrer cette caisse dehors, dans un endroit bien égoutté et à l'abri des petits animaux, ou la tenir en cave. Les noyaux qui sont tenus dans le sable huinide gèlent parfois; dans ce cas ils se fendent et la plante pousse plus rapidement au printemps, mais il est à craindre qu’ils ne sèchent lorsqu'ils sont exposés à la gelée, à moins que la caisse ne soit bien enterrée. Souvent des noyaux que l’on étend à la surface du sol, en automne, dans un endroit bien égoutté, et que l’on recouvre d’une mince couche de terre passent l'hiver en très bon état.

Les noyaux ne doivent pas être plantés à plus d'un pouce de profondeur, (souvent on les plante trop profondément) dans une bonne terre franche, en rangs, à trois pieds d'étartement et à un pouce ou deux pouces d'espacement dans le rong. Ils germent généralement au printemps, à moins qu'ils n'aient séché avant d'être plantés. Les noyaux secs ne germent qu’en petit nombre la première année, mais ils gerr .ent bien l’année suivante, s'ils n’ont pas été dérangés dans l’intervalle, à condition de n'avoir pas été plantés trop secs.

On entretient une végétation vigoureuse en été en binant le sol régulièrement. Le printemps suivant ou deux ans après on plante les jeunes arbres à environ dix pieds d’écartement et on attend qu'ils rapportent, ce qu’ils font généralement de trois à six ans après. On prend alors des greffons sur les variétés qui s’annoncent le mieux et l’on greffe. Les noyaux provenant des meilleures espèces ainsi obtenues donneront probablement une espèce encore supérieure. Comme un bon nor':e des prunes de semis valent les prunes-mères, surtout celles des variétés americana et indigènes, la terre sur laquelle on les fait pousser n’est pas perdue car les fruits peuvent se vendre avantageusement.

CROISEMENTS (HYBR'DATION).

On peut cbtenir de nouvelles variétés de prunes par le croisement. On est même plus sûr par cette méthode d’obtenir la sorte de prunes que l’on désire mais le temps pendant lequel cette opération est praticable est si limité—quelques jours seulement, et moment où les fleurs s’ouvrent—qu’elle ne peut guère être entreprise qu: par des spécialistes. La méthode de croisement est expliauée dans le bulletin n° 37 sur la eulture des pommes.

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