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LA CULTURE DU PRUNIER

PAR W. T. MACOUN,

Horticulteur du Dominion. *

Un ouvrage sur les prunes aurait sa raison d’être même si le Canada produisait une quantité suffisante de ces fruits pour alimenter largement sa population et entretenir un commerce d'exportation avantageux avec les autres pays. Malheureusement, il est loin d’en être ainsi. Le nombre de gens qui mangent de bonnes prunes, et surtout des prunes fraîches, est relativement restreint; quant au commerce d'exportation de ce fruit, quelles que soient ses chances de développement dans l'avenir, il est à peu près nul à l'heure actuelle.

Nous savons par expérience que la consommation des fruits augmente presque aussi rapidement, sinon tout aussi rapidement, que l'offre, pourvu qu'ils soient distribués de facon judicieuse sur les marchés. On peut compter assurément qu’elle lui tiendra tête au moins pour quelque temps encore. Le goût des fruits se répand de plus en plus dans notre population et il se développera encore sûrement en proportion directe de la qualité des fruits fournis.

La culture de la prune au Canada n'a pas été aussi avantageuse que celle d’autres fruits : elle donne d’assez bons profits cependant pourvu que la variété soit bien choisie et qu’elle recoive les soins nécessaires. Dans ces parties du Canada où la prune européenne ne réussit pas, les variétés indigènes améliorées et les variétés américaines se sont montrées très avantageuses. Quelques-unes de ces espèces mâûrisent avant que la prune européenne arrive sur le marché et elles se vendent à des prix élevés.

L'auteur de ce bulletin s’est adressé à un grand nombre d'arboriculteurs canadiens qui lui ont fourni des renseignements précis sur la culture du prunier dans les différentes parties du Dominion. (Ces renseignements, joints à l’expérience acquise à la ferme centrale, augmenteront sûrement l'intérêt et l’utilité de cet ouvrage.

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