‹ Culture pratique du caféier: et préparation du caféChapitre 23 sur 31 · kilog^rammes. 1.500.000 caféiers donneront · texte numérisé non relu

kilog^rammes. 1.500.000 caféiers donneront

1.500 X 1.500.000 ««.^^^ ,., j donc Y~Ô0Ô "^ 2.2.10.000 kilos de

café, à raison de 80 fr. les 100 kilogrammes; la

n * * 1 ^A 2.250.000 X 80 recette totale est de t^jt. =

Si on défalque de cette somme les frai» d'exploitation qui sonl de 008.250 francs, le bénéfice net est, en chiffres ronds, de 1.200.000 francs.

Milreis

Francs

Sur ces bénéfices on prélèvera annuellement une somme de 300.000 francs pour Tamortissement du capital qui devra se faire en une quinzaine d^années.

Le bénéfice net restera donc de 900.000 francs, ce qui portera Tintérêt des sommes engagées dans l'exploitation à un taux supérieure 20 Vo.

FRAIS D^ÉTÂBLISSEMEMT D*UNE CAFÉIÈRE 143

Ce compte de culture présente une exactitude suffisante.

Il faut toutefois remarquer que le prix du sol compté 1.000 francs rhectare est très exagéré, même pour la région de Riberao-Preto où, cependant la terre est chère.

Pour le calcul des recettes, le prix du café a été fixé à 80 francs les 100 kilos.

Les cours du café du Brésil sont bas, cependant ils se maintiennent au-dessus de ce prix et atteignent en moyenne 100 francs les 100 kilogrammes au Havre.

On peut, sans crainte, dire que dans les bons terrains à café de rÉtat de Sao-Paolo, la culture du caféier, même dans les conditions actuelles, est encore très largement rémunératrice.

Toutes les belles exploitations, Schmidt, Prado, Dumont etc., fournissent encore de beaux bénéfices, et les propriétaires de ces admirables fazendas, loin de se décourager, continuent toujours à étendre leurs plantations.

Le caféier donne certainement encore, au Brésil, dans les plantations dirigées méthodiquement, 30 ®/o de bénéfices nets.

Ce taux nous parait élevé à nous qui sommes accoutumés à placer nos fonds à 3 ®/o. Les planteurs brésiliens ne peuvent pas voir de la même façon. Le taux légal au Brésil est beaucoup plus élevé et il leur est diflicile d'oublier un temps encore très peu éloigné où, sans peine, le café leur donnait 150 et 200 ®/o de bénéfices.

Il faut toutefois remarquer que la région caféièredeRiberao-Preto est très favorisée sous le rapport des rendements. Dans les environs de Campinas, les plantations étant plus âgées, les récoltes sont moins abondantes et par suite les bénéfices un peu moins forts.

Dans rÉtat de Rio-de-Janeiro le rendement moyen s^abaisse à 333 grammes par caféier : on plante plus serré et on peut encore, parait-il, gagner de Targent.

Si la culture d»i caféier peut donner dans un pays étranger» où la main-d'œuvre est rare et chère, d'aussi sérieux bénéfices, on peut espérer en obtenir de bien plus importants dans les colonies françaises, où le sol est généralement à très bas prix et dont les produits jouissent à l'entrée dans la Métropole, d'une détaxe de 78 francs par 100 kilogrammes.

En réalité, les planteurs de café de nos colonies réalisent de beaux bénétices.

Les agriculteurs de la Guadeloupe traversent en ce moment une crise aiguë, dont les causes sont multiples. En ce qui concerne les cultivateurs de cannes à sucre, on peut imputer la plus grande partie de la crise à la culture elle-même, par suite de l'avilissement des prix du sucre et de l'abaissement des rendements sur des sols soumis à la monoculture.

Pour le caféier, le même reproche ne peut être formulé : cette plante fournit encore à la Guadeloupe des bénéfices très importants.

De tout petits planteurs, cultivant à peine 12 à 15 hectares de caféiers, trouvent le moyen de vivre dans une aisance relativement très grande.

Si, dans ce pays, la question de la main-d'œuvre pouvait être solutionnée, le massif de la Soufrière pourrait, en donnant asile à de nombreux cultivateurs de caféiers, rémunérer largement et sûrement des capitaux importants. Malheureusement, les capitalistes de France ne suivent pas Texemplede ceux d'Angleterre ; nos Antilles, cependant si fertiles, privées de capitaux, se débattent dans une longue et pénible agonie, tandis que les colonies anglaises voisines, grâce à un crédit solidement établi, connaissent encore à l'heure actuelle ime réelle prospérité.

J'ai dit, au début de ce chapitre, qu'à la Guadeloupe la comptabilité agricole était chose à peu près inconnue. 11 ne m'a pas été possible de puiser chez les planteurs des renseignements concernant les comptes de cultures.

M. Élot, laimable agronome du Gouvernement de la colonie, qui possède de très belles plantations de caféiers au Camp Jacob, a bien voulu me fournir des données assez précises pour me permettre d'établir un compte de culture, dont l'exactitude est suffisante pour donner une bonne idée des bénéfices que l'on peut retirer de la culture du caféier à la Guadeloupe.

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FRAIS d'établissement d'uNE CAFÉIÈRE

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