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AGACIA-MIMOSA POUR FLEURS COUPÉES

penné, mais de moindre valeur, il faut citer : A. cultriformis et pycnantha.

Dans le deuxième groupe, il y a beaucoup d'espèces dont le type commercial, à fleur en épi, est A, floribunda (A. retinoides Schlecht), A. longifolia Wild {A. trinervis, de l'horticulture), qu'il ne faut pas confondre avec A. longissima à rameaux pendants et à inflorescences globuleuses.

L'Acacia dealbata, objet d'un commerce plus considérable que les autres espèces, a été dans le Midi entouré de soins particuliers qui ont eu pour but d'assurer la bonne végétation de l'espèce dans tous les terrains et surtout sa floraison hâtive par des moyens artificiels.

Quoique généralement rustique sous le climat tempéré de la zone, cette espèce y craint les terrains calcaires : là on la cultive difficilement et elle ne tarde pas à périr chlorotique.

Le littoral provençal, d'IIyères à la frontière, notamment de Cannes à Nice, est une région mieux à sa convenance que la côte africaine où cette espèce est rare.

Pour lutter contre l'influence défavorable des sols calcaires, on greffe maintenant ce Mimosa sur les Acacia melanoxylon et floribunda, plantes très rustiques dans le Var et dans les Alpes-Maritimes.

Le greffage n'est pas exempt de difficultés et c'est la greffe en approche, dont la soudure parfaite est assez longue à obtenir, qui donne les meilleurs résultats. Au bout d'une quinzaine de mois l'accord est assez parfait ^tre le greffon et le sujet pour ne plus laisser aucune trace de l'opération, mais les pieds ainsi obtenus sont d'un prix assez élevé. La rusticité de ces porte-greffes est telle que maintenant V Acacia dealbala est planté dans un simple trou au milieu des broussailles du littoral, dans les gneiss ou dans les porphyres : ils ont une tendance bien accusée à se reproduire d'eux-mêmes.

Vers la cinquième année de plantation on commence à couper les rameaux florifères qui se montrent dans le courant de janvier dans les bonnes expositions, mais les besoins du commerce horticole dans les grandes villes ont fait rechercher des productions plus hâtives par des moyens artificiels afin d'avoir des fleurs courant novembre, souvent fin octobre.

Le forçage des rameaux florifères est des plus simples : on choisit les plus avancés, on les dispose le pied dans l'eau tiède dans un récipient non hermétiquement clos, à la température de 25'» à 35*>, dans l'obscurité, cela va sans dire, et ils y séjournent de trente à quarante-huit heures ; on surveille l'épanouissement des fleurs et on les en retire à point pour les emballer. Non seulement la fleur voyage mieux, mais les feuilles se conservent fraîches. Le point essentiel c'est d'éviter dans le récipient un excès de vapeur d'eau qui altérerait la durée et la couleur de la fleur.

Les appareils sont divers, mais des plus simples et pouvant être construits par chacun.

Parmi ces procédés à la portée de tous, il faut signaler celui du forçage en tonneau^ récipient dans lequel la chaleur est entretenue à l'aide d'un petit appareil à eau chaude. La figure 59 donne toutes explications (1).

Actuellement les essais portent sur l'éthérisation ou la chloroformisation .

Vers Noël et les premiers jours de janvier le forçage est activement employé, car à ces époques le prix des mimosa à Paris et à Londres dépasse 5 francs le kilog.

Ce forçage se pratique surtout à Hyères, à Cannes et ses environs.

Quand la floraison naturelle arrive vers le 15 janvier, pour durer jusqu'en mars, les prix fléchissent successivement pour tomber aux environs de \ franc le kilog ;

(l) Pour ce forçage, consulter Grangeb, Les fleurs du Midi, Paris, J.-B Baillière.

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