‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 72 sur 89 · DIVISION NOUVELLE DES CLIMATS. SS · texte numérisé non relu

DIVISION NOUVELLE DES CLIMATS. SS

peinent des organismes inférieurs. Lapureté es! absolue.

U serait difficile, vous en conviendrez, de concevoir une influence climatérique mieux appropriée au but à atteindre. Ces climats combattent l'hypotrophie constitutionnelle, ils amendent l'hypotrophie et l'inertie locales des poumons, ils préviennent la congestion pulmonaire qui est l'agent le plus puissant du développement et de l'aggravationdeslésions; vous retrouvez là les indications fondamentales et constantes que je vous ai tant de fois rappelées, et vous voyez que ces climats les remplissent toutes, de la première à la dernière. Si quelque chose m'étonne, c'est que ces faits, qui devraient être universellement connus, n'aient pas amené, depuis longlemps déjà, une réforme complète dans la pratique médicale.

Pour moi, mon 'principe est le suivant : aussi longtemps que l'état du malade et de la maladie permet de négliger les indications contradictoires que je vous ferai bientôt connaître, ce sont les climats de montagne qui doivent être utilisés, le degré de leur puissance, c'est-à-dire le degré de l'altitude, étant réglé sur les conditions individuelles; conséquemment,ces climats sont sans réserve ceux de la période prophylactique et de la période initiale de la phthisie commune.

Par suite, j'estime que pour le cas particulier de la phthisie pulmonaire, il convient d'introduire, dans les climats envisagés au point de vue du traitement, une division uoiiTcIlc et tonte spéciale, et je n'hésite pas à proclamer celle-ci : climats d'altitude ou à basse pression barométrique ; — climats de plaine à pression barométrique moyenne, ou peu inférieure à la moyenne.

Les types complets du premier groupe sont les sta-

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tions comprises entre 1500 et 1900 mètres; mais au-dessous de cette limite inférieure et en descendant jusqu'à 1000 mètres dans nos latitudes, et jusqu'à 500 dans les latitudes septentrionales, les résidences montagneuses doivent être rattachées à la même classe; car si elles n'ont pas au même degré que les types du genre l'influence particulière résultant de la diminution de la pression atmosphérique, si elles n'ont pas non plus la sécheresse et la pureté exceptionnelles de l'air, elles possèdent eu commun, de par l'ensemble de leurs autres conditions météorologiques, une action fortifiante et reconstituante analogue à celle du climat de montagne; ces différences dans l'intensité des effets peuvent permettre de répondre, dans la pratique, aux indications variables tirées de l'individualité des malades.

Quant au second groupe, climats de plaine ou à pression barométrique moyenne, j'y comprends toutes les stations, montueuses ou non, dont l'altitude est inférieure à 400 mètres.

La division précédente est bien évidemment la plus importante, la plus vraie de toutes, je pense qu'il me sera facile de vous en convaincre. Supposons pour un instant, ce qui n'est pas, que les climats à pression moyenne possèdent, en raison de leur température, des qualités de l'air, de l'ensemble de leurs conditions enfin, la même influence favorable que les autres sur l'état général, sur la nutrition, sur les forces, ils n'en restent pas moins totalement privés de l'action salutaire du milieu raréfié; et par cela seul, tout le reste fût-il d'ailleurs égal, ils diffèrent des précédents dont ils doivent être nettement distingués; c'est celte distinction indispcn-

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