‹ Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire [electronic resource]Chapitre 84 sur 89 · STATIONS D'ALTITUDE. — CONCLUSION · texte numérisé non relu

STATIONS D'ALTITUDE. — CONCLUSION

qu'elle peut faire, suivant les cas, autant de mal que de bien? Non, non, croyez-moi; il ne convient point ici de chercher un refuge commode dans le statu quo et la routine ; méditez les préceptes généraux, pénétrez-vous des quelques distinctions qui peuvent être érigées en règles, étudiez scrupuleusement vos malades au point de vue particulier de l'application de ces règles, et vous vous mettrez bientôt en mesure de faire face à cette nouvelle difficulté thérapeutique, qui, comme toutes les autres, n'a d'effrayant que la grave responsabilité qu'elle impose au médecin.

Au surplus, vous vous tromperiez étrangement si vous pensiez que ces difficultés et ces dangers sont exclusivement propres au traitement par les climats de mon premier groupe; vous les retrouvez exactement les mêmes dans l'autre phase du traitement climatérique, à propos des climats de plaine. Sans doute, lorsqu'il s'agit de stations à caractéristique climatérique peu accusée, quasi banale et* indifférente, comme Pau, Pise, et les diverses localités de la Riviera méditerranéenne, l'embarras est médiocre, et le péril nul, parce que l'action est faible; mais lorsque vous faites intervenir, comme c'est votre devoir, les stations extrêmes à climats plus accentués et partant plus puissants, par exemple, Méran d'une part, Madère, l'Algérie, l'Egypte et la Sicile d'autre part, alors vous rencontrez les mêmes incertitudes, les mêmes difficultés d'appréciation que tantôt, et l'erreur, si elle est commise, n'est pas moins préjudiciable au malade. Cela étant, à quoi bon vous renfermer dans un quiétisme routinier? à quoi vous servirait l'inertie préméditée? La difficulté n'est pas une,

42fi TRAITEMENT CLIMATÉRIQUE.

elle est partout ; il n'y a donc pas à la fuir, il faut la vaincre.

Je crois pouvoir espérer que les développements dans lesquels je suis entré vous rendront la lâche moins ardue.

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