MODE DE TRAITEMENT
ment que la maladie finit par tuer tous ceux qu'elle frappe, mais que sa durée moyenne est plus courte que dans les autres classes. Avant de chercher les secours de l'hôpital, ces malades sont plus gravement atteints que les autres par suite des conditions déplorables de leur hygiène ordinaire; lorsqu'ils arrivent à l'hôpital, ils sont condamnés par ce fait même à un simple traitement palliatif; ils sont privés parce fait même de tout traitement curateur, car, sans parler des cures thermales et climatériques qui leur sont inaccessibles, l'hospitalisation des phthisiques dans les grande villes est incompatible avec les moyens fondamentaux de ce traitement, l'air pur, le soleil, la campagne. 11 n'est donc pas surprenant que la phthisie affirme alors une incurabilité presque conslante, puisque par les conditions des malades, par les conditions du milieu, elle est à la fois plus grave dans ses atteintes, plus rapide dans son évolution fatale. Mais encore ici la généralisation serait une erreur, la conclusion ne vaut que pour la population et pour les foyers qui l'ont fournie. 11 y a donc nécessité, et nécessité absolue, vous le voyez, à placer le mode de traitement au premier rang des conditions qui influent sur la curabililé de la phthisie pulmonaire.
Je termine ici l'examen de cette question préalable trop légèrement dédaignée, et je pense que son importance pourra justifier à vos yeux la longueur des >l''veloppernents que j'y ai consacrés. Un instant de réflexion vous convaincra que cette étude est l'introduction nécessaire, indispensable, de celle du traitement ; car la croyance à un succès possible est seule
capable d'engendrer e(. de soutenir la persévérance dans les efforts.
Nous arrivons maintenant au traitement proprement dit, c'est-à-dire à l'examen des moyens les plus propres à donner au malade le bénéfice de cetle guérison relative ou absolue, dont la possibilité, je l'espère du moins, doit être maintenant pour vous nettement établie.
Voici le plan que je me propose de suivre dans cet exposé. Vous vous rappelez la division qui a servi de base à notre description pathologique : tuberculose lente ou phthisié commune; — tuberculose ou phlhisie pneùmonique; — tuberculose ou granulose miliaire aiguë; telles sont ces divisions fondamentales que commandent à la fois la clinique et l'anatomie pathologique; elles ne sont pas moins légitimes, pas moins nécessaires au point de vue thérapeutique, et je les conserverai pour guides.
Mais avant d'aborder l'exposé du traitement de ces diverses formes, je vous entretiendrai avec tous les détails que réclame son importance, du traitement prophylactique delà phthisié pulmonaire. Ce traitement a pour but de combattre la disposition ou diathèse phymatogène, et de prévenir ainsi les manifestations de l'affection tuberculeuse; il s'adresse donc aux périodes prémonitoires de la maladie, qu'elle qu'en doive être la forme si la réalisation a lieu. C'est Là entre plusieurs autres l'une des raisons de la prépondérance de ce traitement ; il vise la tuberculose en général, et non pas seulement l'une ou l'autre des formes cliniques de l'affccion.
Après cetle élude, nous envisagerons la phthisié corn-