DIVISION NOUVELLE DES CLIMATS
sable que vise ma division, elle est fondée sur l'élément différentiel leplus notable des divers climats, au point de vue qui nous occupe. Mais en réalité, la différence entre mes deux groupes n'est pas bornée aux effets spéciaux de l'altitude, elle porte aussi sur les effets généraux de la reconstitution organique, et ce second caractère distinclif est pour madivisionunc justification nouvelle. En fait, les climats à pression moyenne dont je compose mon second groupe, stations basses de la Suisse, du Ty roi et de l'Autriche, stations du littoral méditerranéen, du midi de la France, de l'Italie, delà Grèce, de l'Espagne, du Portugal, à quoi il faut encore ajouter Madère, les îles Canaries, le Maroc, l'Algérie et l'Egypte, n'exercent pas sur l'organisme la même action fortifiante que les climats d'altitude; non seulement cette action est toujours inférieure, mais elle est souvent nulle; bien plus, c'est fréquemment un effet directement opposé qui est produit, l'influence est débilitante et dépressive. Vous voyez bien, je l'espère du moins, que ma division est la plus fondamentale et la plus importante de toutes, puisque par elle-même, par son seul énoncé, elle fixe et résume les caractères les plus tranchés qui distinguent les climats, au point de vue de leur action sur l'organisme, et partant de leurs effets thérapeutiques.
11 résulte de cet exposé comparatif que les climats à pression moyenne, qu'ils soient montueux ou maritimes, ne remplissent aucune des indications causales tirées de la nature de la maladie; en effet, ils manquent de l'action mécanique issue de la raréfaction du milieu; ils manquent d'une puissance suffisante dans l'action fortifiante et reconstituante; ils manquent également de la
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pureté spéciale de l'air qui est le propre des grandes altitudes. Par suite, ces climats, à l'opposé des autres, ne peuvent répondre qu'à des indications d'ordre secondaire, qui ne sont primordiales ni quant à leur importance, ni quant à la date de leur apparition.
Quelles sonl ces indications secondaires? C'est ce que je vais maintenant examiner.
Pour s'en faire une idée exacte, qui ne soit ni trop ni trop peu compréhensive, il faut bien se pénétrer de Faction que peuvent exercer ces climats sur les tuberculeux et les phthisiques. Cette action, Messieurs, est purement indirecte, je vous le déclare et vous le prouve. Ces climats, en cela semblables aux autres, n'ont aucune action curalive sur le tubercule, ils n'ont aucune action préventive sur les poussées nouvelles de productions tuberculeuses; ce qu'ils ont, le voici. Ils ont pendant l'hiver une température fraîche, tempérée ou chaude, ils ont une égalité thermique plus ou moins réelle; conséquemment, ils peuvent exercer une influence favorable sur les catarrhes bronchopulmonaires préexistants; ils mettent à l'abri, au moins dans une certaine mesure, des épisodes bronchitiques; et ils permettent aux patients d'éviter le confinement à la chambre, et de rester chaque jour quelques heures en plein air, sans courir les risques funestes de refroidissement, de bronchite ou de pneumonie, qu'ils ne manqueraient pas de subir à cette période de la maladie, s'ils tentaient de vivre au dehors dans un climat plus rigoureux, et surtout plus variable.
Voilà toute l'action des climats à pression moyenne; elle est assez importante pour qu'il n'y ait pas lieu de