‹ Curarisation et AnesthésieChapitre 13 sur 69 · NEO AE · texte numérisé non relu

NEO AE

Muscles des membres ;

Museles de l'abdomen :

Museles du thorax, et, en dernier, Diaphragme.

Or, si l'on sait doser le produit, on n’atteindra que des muscles dont le fonctionnement n’est pas une condition essentielle de la vie.

(J'ai pu ainsi, dit encore CI. Bernard, amener dés animaux à avoir seulement les quatre membres paralysés, où bien les quatre membres et la tête. Enfin, j'ai pu aller plus loin et paralyser les mouvements thoraciques en ne conservant intègre que le nerf diaphragmatique qui suffit pour empêcher l’asphyxie. Le‘curare sert ainsi de moyen contentif au physiologiste, car les animaux sont véritablement enchaînés pendant plusieurs heures... »

N'y a-til pas là le germe même de toute l’utilisation moderne du curare dans l’anesthésie? Il a fallu un siècle pour le faire sortir de terre...

On comprend aussi là façon horrible dont mourraient les malheureux, atteints par une flèche : en dehors des phénomènes douloureux provoqués par différents venins animaux, mêlés au curare, c'était l'extension prooressive de la paralysie jusqu’au diaphragme qui amenait cette calme asphyxie du blessé.

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