CONDUITE GÉNÉRALE DE LA NARCOSE
PRÉMÉDICATION
C’est un sujet qui occupe bien peu, en général, l’anesthésiste français : peut-être beaucoup ignorent-ils, méme, que le problème existe...
| Pour les anglo-saxons, chez qui l’anesthésie est devenue une spécialité difficile, liaison indispensable, entre le Médecin et le Chirurgien, c'est un point capital.
On sait bien, chez nous, pourtant, le rôle néfaste de l'angoisse d’un opéré, arrivant, sans préparation, sur le (Cbillard », l’importance du métabolisme de base du sujet, de son bilan alimentaire et aqueux, de l'état de son système neuro-végétatif, mais ces questions ne sont pas passées dans le domaine pratique, semble-t-il. Par routine, par organisation matérielle défectueuse, le patient est généralement présenté à l’anesthésiste, déjà ficelé sur la table d'opération, quelques secondes avant que le masque, tant redouté, ne tombe sur lui comme la porte d'un tombeau.
En dehors des conditions diététiques diverses, que nous passerons sous Silence, ici, quelques médications sont prônées pour aplanir les réactions du malade à l'anesthésie. Nous ne citerons que les plus employées
— MORPHINE : qui à pour but de calmer le système nerveux, mais abaisse assez considérablement 14 T.A. et le M.B.
Nous avons pratiqué, en général, 1 cg. une heure avant la narcose parfois, 1 cg. de plus, un quart-d’heure avant. î
— SCOPOLAMINE : sédatif du système nerveux, paralvsant les secrétions muqueuses, elle donne, aussi, une certaine amnésie qui peut avoir son intérêt.
— ATROPINE : son action primordiale est d’assécher merveilleusement les secrétions muqueuses, par lin-
termédiaire du X et, en particulier, l'arbre bronchique. Nous faisons, 1/2 à 1 mg. un quart-d’heure avant l'intervention.
POSOLOGIE
Cette question à déjà été effleurée, en différents points de notre travail : nous voulons, ici, la préciser 1: plus possible. Mais le temps n’est point encore venu, où la biologie pourra être mise en équations, et, quelques précisions que nous pourrons apporter, après tant d'autres, ne remplaceront jamais l'habitude et le sens clinique de l’anesthésiste.