CONCLUSIONS
Nous croyons qu’il faut essentiellement retenir :
Au point de vue THEORIQUE :
CURARISATION ne signifie pas ANESTHESIE ;
Elle agit sur tous les muscles, le DIAPHRAGME EN DERNIER, aboutissant, alors, à l’asphyxie (paralytique ) ;
Elle na AUCUNE ACTION DEFAVORABLE sur le CŒUR, le FOIE ou le REIN, aux doses utiles ;
Son action porte sur le fonctionnement de la-«PLA- QUE MOTRICE », laissant intact celui du nerf et du muscle, isolés ;
De tous les curarisants, c’est le CHLORURE DE TÜUBO-CURARINE qui est le plus actif. La fonc. tion AMMONIUM QUATERNAIRE semble à retenir pour passer aux produits de synthèse ;
La PROSTIGMINE représente, sous réserves, l’antidote le plus efficace. ?
Au point de vue PRATIQUE
La curarisation peut Semployer comme adjuvant, dans TOUTES LES NARCOSES, avec des doses minutieusement calculées par lanesthésiste ;
Elle facilite étrangement toutes les interventions que la CONTRACTURE ou la MOBILITE des muscles peuvent gêner ;
Elle a, comme contre-indications majeures : l'INCOM- PETENCE DE L’ANESTHESISTE ou la DEFI- CIENCE DU MATERIEL ;
Ses accidents sont, surtout, dus à la SYNCOPE PAR PARALYSIE DU DIAPHRAGME, sans conséquence si lanesthésiste y est habitué.