‹ Cure marine de la phtisie pulmonaireChapitre 39 sur 101 · DEL · texte numérisé non relu

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Nous avons indiqué, dans le tableau ci-avant, les hauteurs barométriques extrêmes enregistrées à Arcachon durant les 5 années d'observations 1886-1890.

« Les variations barométriques, sur les côtes de Gascogne, sont très notablement moindres que sur les côtes Nord ou Nord-Ouest de TOcéan ; les pressions extrêmes y sont moins éloignées de la moyenne et aussi moins durables » (Marié-Davy).

Les deux plus violentes dépressions barométriques, qu'il nous ait été donné de constater à Arcachon, pendant cette période de 1886 à 1890 (février et mars 1888), se mesurent sur nos courbes par une variation de 1 8 à 20 millimètres, laquelle a mis près de 16 heures pour se produire.

Dans le Nord-Ouest de la France et surtout sur la Manche, lagrandeur des variations barométriques pendant les fortes tempêtes est déjà beaucoup plus accusée (25 à 30 millimètres). Leur amplitude atteint parfois 37 à 40 millimètres à Valentia (Irlande).

La côte Sud-Ouest de la France est assez éloignée de la ligne de parcours ordinaire des mauvais temps, laquelle est comprise, dans l'Atlantique, entre Terre-Neuve et l'Islande ; mais, comme cela arrive quelquefois, si la ligne de parcours des bourrasques s'infléchit vers le Sud (centres de tempêtes sur les Açores), la saillie considérable que présente la péninsule hispanique, abrite encore cette région contre les premières atteintes des bourrasques, et leur action s'y montre, dans tous les cas, très sensiblement affaiblie.

Par sa position géographique, Arcachon doit donc jouir d'une stabilité atmosphérique relativement grande, et les résultats barométriques que nous avons obtenus, confirment pleinement les considérations théoriques établies.

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