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Chaleur tempérée, répartition uniforme, sont les deux phénomènes que nous retrouvons dans la lecture de ces moyennes ; Tégale répartition de calorique y est surtout remarquable. Si pendant les mois chauds (juin, juillet, août, septembre) la quantité de chaleur dévolue aux stations extrêmes, Brest-Arcachon, offre des écarts de 2 à 3 degrés, par contre combien est-elle uniforme pour les autres mois. En effet, les différences sont presque toujours négligeables et se mesurent par :
1%6 en octobre, 0%2 en novembre, 0%7 en décembre, 0%8 en janvier, 0%2 en février, 1",4 en mars.
Ces deux stations (Brest et Arcachon) jouissent d'une température moyenne mensuelle plus élevée que sur les autres points du littoral, pendant les mois d'octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars.
Les moyennes mensuelles, venons-nous de dire, imposent, elles aussi, la formule : Climat atlantique uniforme et tempéré. Mais il y a plus. D'après J. Arnould, la lecture des lignes isothermiques mensuelles mettrait en relief ce fait : que <* la région française de l'Ouest n'est pas plus froide en janvier que la région méridionale de Valence à Marseille, à la condition de toucher à la bande littorale atlantique », c'est-à-dire de jouir dans toute sa plénitude du véritable climat d'emprunt, que la côte atlantique doit aux chaudes effluves des mers tropicales. A priori cette assertion n'a rien de paradoxal, si l'on songe que la région méridionale de Valence à Marseille est soumise aux vents froids et violents qui coulent dans la vallée du Rhône, et dont l'action réfrigérante atténue singulièrement les avantages qui pourraient résulter, sans cela, de la latitude méridionale de cette contrée.
J'ai cherché à vérifier cette assertion, et mes recherches confirment la doctrine de J. Arnould. La comparaison des moyennes mensuelles d'octobre à février pour Perpignan
et Marseille, d'une part, et pour Brest et Arcachon, d'autre part, donne les résultats suivants :
STATiOM
OCTOI^RS
MOVEIIBKB
JARViKR
FtTRlB»
MOTEK^tE
PerDifirnaD
Marseille
Brest
Arcachon
Nous voyons combien pour cette période de cinq mois, période qui intéresse surtout la climathérapie, l'écart est faible entre les moyennes de ces villes à latitude si différente, que les premières appartiennent au régime méditerranéen, les deux autres au régime atlantique. A peine d'un degré (i%03) entre Marseille et Brest, cet écart n'atteint même pas un degré (0%90) entre Marseille et Arcachon.
D'autre part, si nous étudions la moyenne mensuelle des cinq mois, non plus en bloc, mais isolément pour chaque mois, puis cela fait, si nous rapprochons la ville méditerranéenne ayant la moyenne la plus élevée, de la ville atlantique ayant elle aussi la moyenne mensuelle la plus élevée, nous obtenons les résultats suivants :
^., (Marseille... 14«66)-..a.' r. «^
Octobre ] . , ,^ ^, f Différence. — 0»72
(Arcachon . . 13,94)
■*•">- SE'."*":: l?4 ■■ -«■«
Cos résultats confirment, nous le voyons, la formule de J. Arnould, et en augmentent lampleur. Ce n'est point en janvier seulement que la bande littorale de TOuesl n a pas plus froid que la bande littorale méditerranéenne, de Perpignan à Marseille, mais c'est pendant toute la période d'octobre à février.
Cette constatation n'est pas sans importance en climathérapie; elle relève de ces faits inattendus que dénoncera, dans l'avenir, la climatologie basée sur des documents météorologiques consciencieux et comparables.
Moyennes diurnes — En dernière analyse, la recherche des moyennes journalières donnera la note exacte de la valeur quantitative de la température. On conçoit d'ailleurs combien est importante, lorsqu'il s'agit d'une station climathérapique, la connaissance du degré de chaleur aux différentes heures du nycthémère. Malheureusement nos relevés météorologiques ne permettent pas cette recherche pour la période nycthémérale proprement dite. Du moins cette recherche est-elle possible pour la période diurne, comprise entre 9 heures du matin et 5 heures du soir ; période sinon capitale, à coup sur de la plus haute importance pour le malade et le médecin.
D'autre part, si jusqu'il présent, nous avons pu comparer entre elles, pour les stations du littoral atlantique, les moyennes annuelles, saisonnières, mensuelles, toutes déduites des températures maxima et minima, cette méthode comparative ne nous est plus permise en ce qui concerne les movennes diurnes ; les relevés directs de la température, dont sont déduites ces moyennes diurnes pour Arcachon, n'étant pas pratiquées aux mêmes heures dans les autres stations de l'Ouest. A Brest, comme dans beaucoup de stations françaises, ces relevés directs se
pratiquent à 7 heures du matin et 8 heures du soir ; tandis qu'ils ont lieu à 9 heures du matin et 5 heures du soir pour Arcachon. Ces heures d'observation directe diffèrent trop, on le voit, pour être autorisés à rapprocher leurs résultats.
Nous nous bornons donc à donner les moyennes de la température diurne d' Arcachon pour les saisons, particulièrement intéressantes, d'hiver, de printemps et d'automne. Ces moyennes sont établies d'après trois observations :
(a) 9 heures du matin, directe;
(b) maximum diurne, entre 1 heure et 2 heures du soir, enregistré automatiquement;
(c) 5 heures du soir, directe.
Températures de la Journée (moyennes par saisons).
filVF.R
CRINTEMPS
AUTOMNE
ANNÉES
f k. a. 1 uiia.
Sk.wir 7*1
■•jei. f k. m.
■nia.
Sk Mir
aaiia.
Sk.Mir
B«tCI.
■•jeu* 4§ fkM- «k*.
La moyenne de la température diurne comprise entre 9 heures du matin et 5 heures du soir est donc :
Hiver 7«»23
Printemps 1 4,84
Automne 16,23
De plus, ce tableau nous montre que pendant la saison froide, l'hiver, la température moyenne à 9 heures du matin est voisine de 5 degrés (4^*79). Elle est de 7%30 à 5 heures du soir, tandis que vers 1 heure et demie du soir, elle atteint 9%57, température essentiellement tempérée et douce.
Nous ne devons pas arrêter là nos recherches sur la température diurne ; elles seraient trop superficielles. 11 ne nous suffît pas de considérer les résultats thermométriques dans leur ensemble ; c'est, autant que possible, chaque composante que nous voulons rechercher et citer. La température moyenne d'une saison peut être douce et obtenue à l'aide de valeurs mensuelles très différentes, nous l'avons montré dans un des paragraphes précédents ; il y a donc intérêt à connaître la répartition mensuelle de la température diurne. C'est ce que nous apprendra la lecture du tableau suivant (page 15), où sont données mois par mois, de septembre à mai, les observations de 9** du matin, du maximum, et de 5** du soir.
Ces chiffres confirment pleinement les résultats obtenus dans nos recherches précédentes, c'est-à-dire que même en janvier, mois le plus froid, la température moyenne reste de 4°, 3 au-dessus de zéro à 9 heures du matin, de 6%6 à 5 heures du soir, et que vers 1 heure et demie elle atteint 8%7; caractéristiques d'une température fort douce.
Rassemblons ici, pour plus de clarté, les chiffres un peu disséminés du tableau de la page 15, et nous voyons que la température moyenne diurne, pendant la période de
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septembre à mai, particulièrement intéressante pour les malades, est pour chaque mois :
Septembre 2 1 «ôS
Octobre 15,72
Novembre 1 1 ,30
Décembre V21
Janvier 6,50
Février 7,87
Mars :.... ilH3
Avril U,91
Mai 18,19
Conclusion. — L'élude des moyennes de la température démontre ^ue par l élément quantité^ de chaleur reçue ^ le littoral atlantique rentre dans la catégorie des Climats tempérés.