‹ Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deuxcent soixantequinze opérations [electronic resource]Chapitre 38 sur 94 · HERNIE TRAUMATIQUE · texte numérisé non relu

HERNIE TRAUMATIQUE

ravant, reçu sur la paroi abdominale antérieure un coup de pied de cheval qui lui avait littéralement ouvert le ventre et avait été suivi d'une longue suppuration. Il avait eu six mois de maladie, de suppuration, puis il s'était remis à travailler et la hernie s'était produite et accrue rapidement. Sur la paroi antérieure de l'abdomen du côté droit, à peu près à distance égale de l'arcade crurale et des fausses côtes, on sentait une tumeur faisant, pendant la station debout, une protrusion considérable. Cette tumeur, qui avait plus que le volume du poing, était douloureuse à la pression. Elle était réductible ou, pour mieux dire, on pouvait la chasser vers l'abdomen, la repousser en creux sans la détacher de la paroi. En ce faisant, on pénétrait avec tout le poing dans l'abdomen ; la paroi cicatricielle àla surface était très mince, la gcne causée par cette difformité était considérable, au point de rendre tout travail impossible.

Le 3 février 1887, M. Championnière pratiqua l'opé" ration suivante : incision verticale sur la cicatrice, qui ne pouvait du reste être disséquée des parties sousjacentes. Il y avait au-dessous d'elle une sorte de fusion de la cicatrice de l'épiploon et de l'intestin situé au-dessous. Après un détachement laborieux de l'épiploon de l'intestin, celui-ci fut refoulé et l'épiploon fut réséqué après placement de six fils de catgut en trois groupes sur cet épiploon. L'épiploon

Page 1