EN RI ET
Schwartz.
Jalaguier.
Segonii.
PRÉFACE
Le décevant problème de la cure radicale des hernies semblait abandonné depuis trente ans : les dangers étaient trop graves, et trop illusoires les succès. Le pansement antiseptique est survenu, qui a supprimé la plupart des risques opératoires, et le vieux débat s’est rouvert aussi passionné qu’ autrefois. Nos juges nous chargent, à cette heure, de dresser le bilan des recherches nouvelles.
Notre thèse renferme cinq chapitres :
I. — Dans le premier, nous montrons les diverses phases que la question a parcourues depuis Gelse jusqu’à nos jours. Nous avons, le plus possible, eu recours aux textes, et ce labeur n’a pas été vain : des erreurs, recopiées sans relâche, ont été rectifiées; et nous avons-
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retrouvé, chez plus cl’un auteur ancien, des procédés décrits comme nouveaux.
It. — Dans notre deuxième chapitre, nous examinons d’abord les conditions physiologiques qui assurent la cure radicale des hernies; puis nous passons à l’étude des moyens que la chirurgie met à notre disposition pour obtenir les mêmes résultats : les bandages et les méthodes sanglantes dont les procédés sont presque innombrables. Aussi une classification estelle nécessaire, et voici celle que nous proposons :
Un premier groupe comprend les procédés qui nécessitent la réductibilité préalable de la hernie. Ils sont si nombreux eux-mêmes qu’il faut établir, dans leur étude, un ordre rigoureux. Nous avons imaginé de prendre pour base de leur classement, la physiologie pathologique du processus curateur.
Un second groupe renferme les procédés pour lesquels la réductibilité de la hernie est indifférente, et ce sont justement les procédés modernes que nous étudierons avec tout le soin qu’ils méritent.
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III. — Quels résultats obtient-on par ces procédés? C’est ce que nous recherchons dans le troisième chapitre, et nos statistiques portent sur plus de quatre cents cas.
IV. — Nous connaissons les procédés et leurs résultats, il nous faut savoir maintenant quel usage nous en ferons et les indications de l’intervention chirurgicale ; puis, lorsqu’elle est jugée nécessaire, quelle sera l’opération de choix. Tel est l’objet de notre quatrième chapitre.
V. — Enfin, nous éludions la cure radicale dans les hernies étranglées. Ce cinquième chapitre, fort court du reste, ne nous semble pas imposé ; mais il jette quelque clarté sur notre sujet et nous préférons, d’ailleurs, aller au delà que rester en deçà de notre tâche.
Pour mener à bonne lin ce travail, nous avons eu recours à bien des dévouements. Qu’il nous soit donc permis de remercier M. le professeur Le Fort pour les traductions qu’il nous a communiquées ; Mi\I. Berger, Reclus, Pozzi, Lucas- Championnière, Gillette, Julliard et Reverdin pour leurs observations inédites; MM.Woodet