‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 106 sur 198 · Œuvres, p · texte numérisé non relu

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pereur, l’avoit tel ; aussi, fut-il un abrégé de toute cruauté et fainéantise, qui ne voulut jamais croire personne d’authorité.

» Le front large représente personne gourmande et salle, particulièrement dans l’acte vénérien tenant de la nature du pourceau; ils sont blandissants, faisant profession, en apparence, de toutes sortes d’amitié, mais en derrière ils sont ennemis, médisants, disans paroles offensives, scandaleuses, de ceux à qui ils font apparence d’affectionner.

» Barthélémy Godes, de Boulogne, dit que le front grand et large de toutes parts, dénué de poil ou un peu chauve, signifie l’homme audacieux, de bon esprit, estant sage, mais quelquefois malicieux et de grand ire, et non légal, et quelquefois il est grand menteur

» La grande multiplicité des lignes (sur le front) ne sera autre chose que multitude d'affaires fort variables.

» La paucité et simplicité des lignes, cela démontre une simplicité aux affaires et négoces...

» Si les lignes se trouvent semblables au front de la femme, la femme est grande babillarde, contumélieuse, rumélieuse, gratulite; rixieuse, vénéficque, adonnée en des arts illicites, sçachant quelques vers fols et inutiles en l’incantation...

» Deux ou trois lignes estant en la racine du nez, estant en la moitié incisées, signifient l’homme vénérien et adonné à ce vice. »

PHYSIOGNOMONIE

D’après David l’Aigneau 1 :

« Ceux qui ont le front grand sont paresseux et ignorants, et s’il est charnu et poli, sont choleres, et avec cela, s’ils ont les oreilles droites, sont plus choleres, selon Aristote.

» Ceux qui ont le front petit sont remuants et sots, comme aussi ceux qui l’ont large et estroict.

» Ceux qui ont le front long- sont dociles, doux et ont bon sens.

» Ceux qui ont le front comme quarré et agréable sont magnanimes et forts.

» Ceux qui ont le front comme rond sont choleres et toutesfois sans courage.

» Ceux qui ont le front rond et élevé sont insensez, impudents et choleres.

» Ceux qui ont le front abbatu et plat sont efféminez.

» Ceux qui ne l’ont gueres applany sont sages et advisez : les chiens de chasse l’ont de meme.

» Ceux qui l’ont rude avec des fossetes et petites duretez sont trompeurs et perfides.

» Ceux qui l’ont court, estroict et enfoncé vers les tempes et ont les mâchoires grandes, sont menacez des escrouelles.

» Ceux qui l’ont refroigné sont songoarts ou tristes ; si le milieu d’iceluy est élevé, ils admirent tout ; mais, s’il est abaissé, ils sont choleres.

1. Traité de la Métoposcopie et Physiognomonie par David i’Aigaeau. Paris, s. d., in-4°, p. 743.

» Ceux auxquels le front est sans rides sont sans beaucoup desoucy; s’il estpoly entièrement, ils sont plaideurs, et toutesfois on en marque sans aucune ligne, et le visage très-agréable, qui sont craignant Dieu et fort gens de bien. »

Suivant un physionomiste du dix-septième siècle 1 :

« Quand une personne regarde comme s’il étoit enfant, c’est signe qu’il sera de longue et joyeuse vie ; les yeux beaux, riants avec le résidu de la face, signifient adulation, luxe et détraction; les jaunes signifient déception, ainsi que vous pouvez voir aux macquereaux et meurtriers ; les yeux petits signifient la malice et pusillanimité en l’homme ; les yeux qui tendent en haut signifient bonté : que s’ils sont rouges et grands, ils signifient yvrognerie, méchanceté et folie; les yeux cachez et enfoncez dans la tete dénotent malice et ire dangereuse, méchantes conditions et grande mémoire, spécialement des injures. Quand les yeux sont tantôt fermez, tantôt ouverts, tels n’ont pas encore perpétré des crimes, mais ils les ont en leur courage; les yeux rouges comme charbons signifient obstination et méchanceté ; les yeux grands et longs sourcils marquent brièveté de vie ; ceux qui ont les yeux et les sourcils longs sont volontiers savants, mais de brièveté de vie. Quand ils reluisent fort sans aucune tache, c’est signe de bonté; s’ils

1. Traité delà Physionomie, à la suite du Palais des Curieux de l'amour et de la fortune , par Wulson de la Golombière Paris Nie. Legros, 169S, p. 186.

PHYSIOGNOMONIE

sont mobiles, aigus, ils signifient larcin. Les yeux grands et riants, c’est signe d’un homme hébété, luxurieux, qui ne prévoit point l’avenir. »

A entendre Boyvin de Vaurouy 1 :

« Ceux qui ouvrent et ferment fréquemment les yeux, sont d’ordinaire trompeurs, traistres et ont une forte inclination à voler. S’ils les ont humides, ils sont studieux et sont amateurs des arts. Que si d’ailleurs ils les ont tremblans et hâves, ils sont stupides et sujets au mal caduc. S’ils les ont toujours en même état et qu’en les fermant ils pleurent tant soit peu et qu’en les ouvrant ils les haussent, ils sont et stupides et enclins à l’adultère et à la paillardise. Quand ils les ont bien droicts et humides, d’une moyenne grosseur et d’une splendeur agréable, avec un front ouvert et poly, et qu’ils les ouvrent et ferment comme nous avons dit, ils sont fort pieux, de fort bon conseil, studieux au possible, ont une incomparable douceur en leurs mœurs et sont de complexion amoureuse... Ceux qui, outre cela, ont le front rude, les sourcils raccourcis, les paupières comme du cuir bouilli, ont un esprit farouche et agreste, hardy à exécuter toutes choses, mais pourtant se laissent chatouiller aux louanges et gaigner et par les honneurs et par les présents. Ceux qui n’ont ny les paupières droictes ni les sourcils immobiles mais remuants, et le regard mal assuré, de meme sont efféminés et ne sont hommes qu’à leur grand regret et par contrainte. »

1. La Physionornie, par H. de Boyvin de Vaurouy. Paris, G. du Bray, 1635, in-12, p. 67.

Au dire de maistre Michel Lescot 1 :

« Le rys abonde en la bouche des sotz et de ceux qui ont la rate grande, et à l’opposite.

» Duquel la bouche facilement ryt, signifie l’homme simple, vain, instable, croyant de legier, de gros entendement et nourrissement, serviable et non secret.

» Duquel la bouche peu souvent ryt et briefvement, signifie l’homme stable, eschars, ingénieux, de cler entendement, secret, fidel et laborieux.

» Duquel la bouche durement s’esmeut à rire, signifie l’homme saige, moult plein de bon sens, astut, ingénieux, patient, eschars, songneux de son art, qui de legier se courrouce, et importun.

» Duquel la bouche facilement ryt et souvent tousse en ryant, ou baisse ou tort le chief, signifie l’homme variable, envieux, croyant de legier et convertible à l’ung et à l’aultre.

» Duquel la bouche en ryant se tort avec dérision, signifie l’homme arrogant, faulx, avaricieux, ireux, menteur et quelque peu proditeur. »

Belot 2 tire les inductions suivantes de l’examen des veines, science qu’il nomme phlébotomie :

« Si les veines qui apparoissent au visage sont petites et blanches, cela démonstre un homme estre féminin, sans courage; mais si elles sont grossettes et de cette même couleur, elles démonstrent la personne

1. La Physionomie, de maistre Michel Lescot. Paris, Vinc. Sertenas, 1540, in-8°, p. 95, r°.

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