‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 117 sur 198 · Thrésor d' histoires admirables, t. IY, p · texte numérisé non relu

Thrésor d' histoires admirables, t. IY, p

2. Traité des Superstitions selon l'Écriture sainte. Paris, Dezaillier, 1692, 4 vol. in-12, t. Ier, p. 208 et suiv.

AUGURES

rile, il faut, le soir, avant que de se coucher, nettoyer son four, et le lendemain matin on trouvera quelque grain de blé, d’orge, ou autre...

» Qu’il nous arrivera malheur, si le matin nous rencontrons, dans notre chemin, un prestre, un moine, une fille, un lièvre, un serpent, un lézard, un cerf, un chevreuil ou un sanglier ; si, étant à table, on renverse la salière; si l’on fait tomber du sel devant nous ou que l’on répande du vin sur nos chausses; si un butor vole la nuit par-dessus notre tête; si nous saignons de la narine gauche ; si avant disner nous rencontrons une femme grosse; si en sortant du logis nous bronchons ; si nous chaussons le pied droit le premier; si en chemin faisant nous trouvons certain nombre de pies, ou d’autres oiseaux, à notre gauche...

» Que, pour connoître, en trois ou quatre personnes, celle qui aime le plus, il faut prendre trois ou quatre têtes de chardons, en couper les pointes, donner à chaque chardon le nom de chacune de ces trois ou de ces quatre personnes, et les mettre ensuite sous le chevet de notre lit, et que celui des chardons qui marquera la personne qui aura le plus d’amitié pour nous, poussera un nouveau ject, et de nouvelles pointes.

» Que c’est un mauvais augure, quand, dans une maison, la poule chante avantle coq, etla femme parle avant son mari, ou plus haut que son mari.

» Que ce sont des présages de bonne ou de mauvaise fortune, quand un chien noir entre dans une maison étrangère ; quand un serpent tombe par la cheminée ; quand on éternue le matin, à midi, ou au soir, rare-

ment ou souvent; quand on dit quelque nouvelle ou parole affligeante dans un festin ; quand on marche sur le pied de quelqu’un ; quand on entend le tonnerre à gauche ou à droite; quand en sortant de la maison le premier pas que l’on fait est du pié droit ou du pié gauche. »

D’après Peucer 1 :

« Le branlement estoit une sorte de devination recueillie de la considérat:on des mouvements survenans au corps extraordinairement, oultre la volonté, et contre la conduite de nature. Si l’œil droit ou gauche tremblottoit outre coutume, si les muscles estoyent secous, s’ils saultoient ou chancelloyent, si les épaules ou les cuisses trembloyent, si les pieds commençoyent à démanger, si la peau frissonnoit d’un branslement inesgal, si l’une des oreilles cornoit, si les dents claquetoyentplus que de coustume, si l’on esternuoit en nombre pair ou impair, peu ou souvent; si les membres panelioyent d’un mouvement vague, non arresté çà et là, s’ils se retiroyent tout à coup comme devenus stupides, si la langue fourchoit ou beguoyoit en parlant, ils tiroient conjecture de tout cela. Un nommé Possidonius fit jadis un livre de telles devinations, et Ménalopides en dédia un traité à Ptolémée Philadelphe, roy d’Égypte. »

Selon Boyvin de Vaurouy 2 :

1. Les Devins, ou Commentaire des principales sortes de sor reloges, par Gaspar Peucer. traduit du latin par Simon Goulart. Anvers, Gonnix, 1584, in-4°, p. 317.

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