Ms. de la Biblioth. de l’Arsenal, souvent cité, p
« Les lettres que tous les oiseaux composent par leur vol, grues, cigognes, etc., ne nous monstrentque la diversité du vent, ou bien l’ordre de leur bataille, et rien n’est autre chose. Mais les batailles, leur chant et leur façon de vivre et de se reposer, n’en est pas de même : car souvent ce ne sont que les signes de ce qui doit arriver. Ainsi dit-on communément que le malade est proche de sa mort, lorsqu’un corbeau en coaçant vient se reposer ou passer sur sa chambre, aussi bien qu’un chat huant et une chouette ; oyseaux, dit-on, que pour ne paroistre que dans l’ombre et la nuit, sont infortunez et de mal encontre. La bataille assemblée de tout le reste des oiseaux, et principalement des carnassiers et qui vivent de proye, semble aussy bien souvent annoncer quelque prochain malheur...
» On pourroit joindre à, ces déductions la funeste défaite des Huguenots, le jour de la saint Barthélémy, prédite par l’aube espine, qui fleurit la nuict précédente. Davantage on a remarqué que, si le 29 de septembre, qui est la veille de saint Michel, on trouve un petit ver dans les noix de galles qui se tiennent contre les chênes, qu’asseurement l’année sera douce : si on void une araignée, elle sera stérile, et grande disette de tout; si c’est une mouche, c’est signe d’une saison modérée; si on n’y trouve rien, signe de très grandes maladies durant toute l’année. »
Simon Goulart rapporte, d’après Paul Jove, que « le grand Sforce, laboureur, de son premier estât, retournant des champs un jour en sa case, tout cassé