Philosophie occulte, t. Ier, p
MAGIE
pour lors ils excitent et portent davantage à l’amour.
» De même, pour se rendre plus hardi, il faut prendre les yeux, le cœur, ou le foie d’un lion ou d’un coq, et il faut entendre de la même manière ce que dit Pselle, le Platonicien, que les chiens, les corbeaux, les coqs et la chauve-souris ont pareille vertu, surtout la tête, le cœur et les yeux; ce qui fait dire que quiconque porte sur soi le cœur d’un corbeau, ne dort point qu’il ne l’ait quitté; la tête de la chauve-souris étant sèche et attachée au bras droit de celui qui veut veiller, fait le même effet ; la grenouille et le chathuan ou hibou font beaucoup parler, et en mettant la grenouille sous la tête d’une personne quand elle dort, elle la fait rêver et parler en rêvant: on dit que le cœur d’un hibou étant mis sur la mamelle d’une femme quand elle dort, lui fait révéler toutes sortes de secrets. »
Roch le Baillif 1 nous fait connaître diverses recettes magiques, qui sont peut-être encore en usage dans les campagnes :
« J’ay dit ces choses en passant, pour monstrer le péril qu’il y a au mépris du Souverain, et des choses de sa création, pour recourir aux impostures sataniques. Combien que je ne veux nier qu’il n’y ait vertu noire, force mesme, aux paroles par lesquelles les uns s’efforcent réparer un membre rompu, ayant la ceinture qu’avoit le blessé lors de sa chute ; et dessus marmotter certains mots qui pour certain réparent le mal.