Tome II, p. 1S
ALCHIMIE
nuerez jusqu’à ce que soit rouge comme sang. . . Et se fait de trente en trente jours. »
Le même recueil 1 indique le moyen de tirer l’or du fer ; voici cette recette, avec l’étrange orthographe du souffleur :
« Pernés un creuset dans lequel le terre de Saturne puise contenir au grande feu. Puis, pernés une livres de sable de riviere, autamps de pion, mettés-les dans le creuset à gran feu jusque à se qu’il soy fondeu et réduit en ver; puis pernés de se ver et le metté dans le dict creuset, et par deseub metez la cantitée de fer qu’il poura devorer à un for gran feu panden 12 heures ; après quoy vous le retirés et trouvés vostre verre qui a emportée toute la teinture, et l’or qui pouvet estre fer; après quoy vous broiiée le tout et le meté dans Peaux régalle qui se charge de tout l’or ; après quoy vous la faicte évaporée, puis pernés l’or qui est au feu et le fecte fondre dans un creuset. »
Plus loin 2, le recueil donne cette autre recette pour tirer l’or du plomb, avec la même orthographe :
« Pernés un quintal de pion et le meté en un fourneau faict comme un four, et le faicte calsiné jusque à se qu’il soit en gernailles ; puis perné les dite gernailles et les meté en un fourneau ellevé en fason de tour, et meté une couche de nostre poudre et une couche de charbon insi jusque à se que la tour soit plaine ; puis meté le feu et faicte fondre le tou qui