Œuvres, Ms., p
faut être homme craignant Dieu, puis regarder comment toutes choses se produisent. »
Valois trouvait sa science « si noble, qu’elle peut se comprendre dans une heure, c’est à sçavoir la science simplement, et non pas toutes les dépendances d’icelles, car nul vivant n’a encore eu toutes ces connoissances, puisqu’elles sont infinies et s’estendent sur toutes les choses du monde h »
Le seigneur Nicolas Grosparmy, qui fut le maître de Valois, n’entendait pas, du reste, écrire ses livres pour les ignorants :
« Et, pour ce, regardent les ignorans, dit-il 2, s’ils pourront bastir après nous (car nous ne parlons, sinon aux philosophes), et cuident que nous n’ayons fait nos livres que pour eux ; et nous les avons faits pour en jetter hors tous ceux qui ne sont de nostre secte : et jaçoit qu’iceux fussent présens au com mencement et en faisant l’Œuvre, jà pour ce ne sçauroient-ils plus du commencement que de la fin, ni pour l’avoir achevé devant leurs yeux. »
Il pensait3 que nul ne peut faire l’Œuvre, « si premièrement n’a passé par l’universelle philosophie, et que par icelle philosophie en son entendement ne l’ayt comprise. »
Grosparmy appelle aussi sa science don de Dieu : » oncques ne fut mémoire, dit-il, qu’avarieux la possédât. »