‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 9 sur 198 · CE uvres, Ms., p · texte numérisé non relu

CE uvres, Ms., p

de ne le faire connaître qu’avec précaution, même à ceux qui paraissent dignes d’être initiés :

« Et, pour ce, dit-il si tu nous entends, affubletoy de vestement de philosophie sans révélation, car quiconque revelle le secret il commet crime contre la divine Majesté et sera damné perpétuellement, comme cause de la perdition du monde; et, pour ce, te deffendons sur peine d’anathématisement et malédiction divine, que le secret ne veuilles réveller, sinon à celuy que tu connoistras estre vray et loyal vers Dieu, et vray disciple de philosophie, en luy révellant par parabole ce qu’il faut, sans en prendre profit, en démontranr tant seulement que l’humidité ja terminée, par réitération de liquéfaction, soit réduite en souffre et en vif-argent, et te suffise d’en dire plus, car, s’il est de la secte des philosophes, il te pourra bien entendre, car par vive voix à nul homme mortel ne doit estrs révellé, pour ce qu’il est à Dieu à donner et non mie aux hommes. « David de Planis-Campy 2 donne des raisons encore plus sensibles pour engager les alchimistes à garder leur secret, surtout par prudence :

« Exemple de l’Hermite, dit-il, qui se descouvrit au Bragardin, lequel mourut par la main de ce banny, après qu’il l’eust fait possesseur de sa richesse inestimable ; secondement, de Richard l’Anglois, lequel, après avoir déposé son secret entre les mains d’un

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