HENRI SCHEFFER
Nous n’osons pas supposer, pour l'honneur de M. Henri Scheffer, que le portrait de Sa Majesté ait été fait d’après nature. — Il y a dans l’histoire contemporaine peu de têtes aussi accentuées que celle de Louis-Philippe. — La fatigue et le travail y ont imprimé de belles rides, que l'artiste ne connaît pas. — Nous regrettons qu'il n’y ait pas en France un seul portrait du Ror. — Un seul homme est digne de cette œuvre : c’est M. Ingres.
Tous les portraits de Henri Scheffer sont faits avec la même probité, mmutieuse et aveugle; Ja même conscience, patiente et monotone.
LEIENDECKER
En passant devant le portrait de mademoiselle Brohan, nous avons regretté de ne pas voir au Salon
SALON DE 1845. 4s
un autre portrait, — qui aurait donné au public une idée plus juste de cette charmante actrice, — par M: Ravergie, à qui le portrait de madame Guyon avait fait une place importante parmi les portraitistes.