LES STALACTITES
Acheté aujourd'hui sur les quais la première édition des Stalactites^ , par Théodore de Banville (Paris, Paulier, éditeur, galerie de TOdéon, 1846). J'ai tout lieu de la croire excessivement rare.
Sur la couverture sont annoncés pour paraître prochainement:
Les Lesbiennes, par C. Baudelaire Dufays.
Le Harem, par Auguste Vitu.
Le Romaîi du Ct/gne, par Pierre Dupont.
C'est dans les Stalactites que M. de Banville a essayé d'employer des vers de treize syllabes. Voir la pièce intitulée : le Triomphe de Bacchiis.
Le chant de l'orgie avec des cris au loin proclame Le beau Lyœus, le dieu paré comme une femme, Qui, le Ihyrse en main, passe rêveur et triomphant, A demi couché sur le dos nu d'un éléphant.
Sous leurs peaux de cerf les Évantes et les Thiades, Le chœur furieux des Bacchides et les Ménades,
En arrondissant Tare vigoureux de leurs beaux reins, Saulent aux accords des flûtes et des tambourins.
Gela n'est pas plus désagréable que les vers de douze syllabes; il ne s'agit que de s'y habituer.