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La réalisation, sans être fautive, n'est cependant pas des
plus correctes. La partie de premier violon est écrite, par rapport au dessin des seconds violons, de manière à augmenter encore la difficulté d'exécution pour les mesures 34 et 36. L'attaque (indiquée par une -h) forme seconde avec la note du deuxième temps des seconds violons, flûte, hautbois, clarinette et basson, — dissonance qu'il faut accepter forcément comme une anticipation. — Il en résulte, à l'exécution, un manque de précision capable de compromettre l'ensemble. Le trait des premiers violons, pour avoir son aplomb nécessaire, demanderait que la note retardée restât en place. B.
La mesure 50 de l'allégro contient un accord singulier, au premier temps. G.
L'harmonie naturelle que réclame le chant exigerait pour basse la formule employée mesure 46. Cependant la basse de la mesure 50 attaque un ré qui descend à Yut, après quoi ce dernier monte immédiatement au ré. L'accord est celui de seconde et sixte suivi de l'accord simple de sixte. La dissonance ré (non préparée) effectue sa résolution naturelle. Mais ce qui vient troubler cet état de choses, ce sont les deux notes de cors, ut, mi, superposées , au premier temps de la mesure. C'est à la fois l'emploi de la note retardée, avec
celle qui retarde. Dans quelle intention la basse prend-elle ici (mesure 50) le ré, si non pour reproduire exactement, quatre mesures plus loin, la phrase des premiers violons? Pourquoi ne pas continuer l'imitation jusqu'à la fin? Le re aurait au moins sa raison d'être. Mais la chimère n'y trouverait point son compte.
Ces deux exemples sont les plus remarquables que Ton rencontre dans ce morceau. Il reste encore de nombreux détails que l'on pourrait signaler, si ce n'était la difficulté et parfois l'impossibilité de les préciser sans y joindre la notation. C'est particulièrement dans la réalisation harmonique où l'on trouve ces amplifications d'accords (1), ces dissonances fréquentes dégagées de tout principe, que se produit une dissemblance des plus marquées avec la pureté de style et d'élocution des maîtres illustres de l'École classique.
(1) Par exemple, mesure 12, 2e reprise, etc.