Tome IX, page
ces grands résultats sont dus à la forte et puissante j^o/t^c^ ' d'un heureux génie qui a su combiner des faits pour en tirer des idées ^.
« Dans les animaux, dit Buffon, Tinfluence du climat est plus forte et se marque par des caractères plus sensibles, parce que les espèces sont diverses et que leur nature est infiniment moins perfectionnée, moins étendue que celle de Thomme. Non seulement les variétés dans chaque espèce sont plus nombreuses et plus marquées que dans Tespèce humaine; mais les différences mêmes des espèces semblent dépendre des difTérents climats ; les unes ne peuvent se propager que dans les pays chauds, les autres ne peuvent subsister que dans les climats froids : le lion n'a jamais habité les régions du Nord, le renne ne s'est jamais trouvé dans les contrées du Midi ; et il n'y a peutêtre aucun animal dont l'espèce soit, comme celle de l'homme, généralement répandue sur toute la surface de la terre ; chacun a son pays, sa patrie naturelle dans laquelle chacun est retenu par nécessité physique ; chacun est fils de la terre qu'il habite , et c'est dans ce sens qu'on doit dire que
1. Baffon disait : • Le génie n*est qu'âne plus grande aplilude à la patienee. » ( Héraalt de Sécbellea , Voyage à Mont-' bord, page 15).
2. « RasaembloDB des faits pour nous donner des idées. » (Tome I), page 18).