‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 181 sur 265 · Tome V, page 10 {Suppléments · texte numérisé non relu

Tome V, page 10 {Suppléments

2. Loc. cit., page 138. 11 dit encore : « L'effet de la chaleur primillfe que le globe a conservée est devenu, pour ainsi dire, insensible à la superficie de Tenveloppe terrestre. » Page 161. Il dit enfin : « Noos connaissons avec certitnde, par la théorie et les obserraUons, que l'effet de la chaleur eentrale est devenu depuis longtemps insensible k la superficie, quoiqu'il puisse èlre 1res grand à une profondeur médiocre. » Page 149.

3. Selon fioffon, il arrivera un moment oii le globe sera asaex refroidi « pour que la nature vivante y soit anéantie. » Tome V, page 241 [Supplémettu),

23S tPOQUBS DB U MATUHE.

degré centésimal la dernière valeur à laquelle elle doit parvenir ^ »

Quatrième fait. Que let mtUèret qui eomposent le iglobe d« la terre sont, en général, de la nature du ferre, et pearent être toutes réduites en ferre.

BuflTon appelle vitresciblesAMSS&s Époques de la nature, les matières qu*il appelait vitrifiées dans sa Théorie de la terre. Là-dessus De Luc Tait la remarque suivante : « Les matières primordiales de notre globe, dit-il, sont réfractaires, calcaires, vitrescibles, et nullement vitri&ées. M. de Buflbn les nomme vitri&ées dans sa Thiarie de la terre, parce que cela devait être dans son hypothèse. Il les anommées ensuite vitrescibles dans les Époques de la nature; mais alors Tobjet changeait du tout au tout, car il s^agissait de la différence d'avoir été à n'avoir pas été fondues. Avec ce seul changement de mot , il fallait changer totalement le système; cependant M. de Buflbn le conserve, puisque le passage d'un globe de matière fondue

1, lot. eU., page 1S8. On foft pet là eomMen Boflào» ■• oonnaiieant pai les hi$ du refriridàtMmetu, a dû m tromper du» le nombre des anoées qu'il suppose pour ohaooiit de sas éf^ que», pour ehaeun des Aatt, pour ehaeiiii dos nfrméiêHmmu suMesBlfs du globe.

à Tétat actuel de la terre fait tout le sujet des

M. Cufier dit : « Il paratt aujourd'hui extrêmement probable que la dissolution du globe a été produite par le feu ; car la chimie est parvenue à liquéfier par la voie sèche la matière des montagnes primitives, qui sont toutes composées de gneiss, de granit, etc.. Ainsi, Buffon aurait deviné Tétat primitif du globe et le mode de formation des montagnes de granit, sMl n*avait pas supposé que ces montagnes sont vitrifiées, tandis que, dans la réalité , les terrains primitifs sont seulement vitriiîables*. »

Je prends ici le mot verre dans un sens général et large, dans le sens où Ta pris Bufibn. Laissons le petit débat sur le mot vitrifie et sur le mol vitrifiable^ : la question est de savoir si les matières qui composent le globe de la terre ont été, ou non, fondues. Eh bien, tout semble prouver que Buflbn avait raison, que ces matières ont été fondues ; et nous savons aujourd'hui, par des expériences certaines» qu'elles sont toutes fusibles.

1. Lettrée pkytiquê» et morales eut rMetoire de fo ierre et de rkomrne, Urnie V, partie ii, liage 606; 1179.

3. Biêtoife des seUneee mUÊTelUê (Goun fait au ooUéga de Franoe), tome IV, page 160.

S. Boffoa D'à pas atlaotié i cet deux note rimportanoe qu'j attachant ici^e l«uc et M. Cuvier ; U se lert aaiez indUléreiii* ment, méaie dans aa TkéorU de la terre, de 1 un oa de l'autre.

Cinqu^mefait. Qne Ton trouve sur toute U turfaee de U terre et mèfne sur \m montagnes, Jusqu'à qutnie eeAts et deux mille toises de hauteur, une immense quantité de ooqniliet et d'autres débris des productions de la mer.

Ce cinquième fait est le plus évident, le moins contestable de tous, celui que Buflbn a le mieux connu, et, comme nous Tavons déjà \u\ celui dont il a tiré le meilleur parti dans sa Théorie de la terre.

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